Editorial (suite)
Par contre, si nous préférons développer une stratégie holistique qui donnera à nos chevaux de bonnes conditions de vie et à nous-mêmes des partenaires sûrs, en bonne santé et coopératifs ; alors nous devrions nous concentrer sur la « substantifique moelle ».
Dr. Hiltrud Strasser
Bien sûr, ce n'est pas si facile. Pour la majorité des gens, les chevaux sont un passe-temps, une activité de loisirs et en tant que tels ils appartiennent à ce monde romantique des apparences plutôt qu'au monde scientifique de la discipline mentale.
Rien d'étonnant à ce que beaucoup de propriétaires soient plus attirés par les hommes de spectacle que par les hommes de science. Pourtant il existe une raison nécessaire et suffisante qui devrait les pousser à modifier leur point de vue : la seule façon de parvenir à réaliser leur idéal est d'effectuer d'abord ce qui semble un travail difficile.
La comparaison suivante illustre très bien mon propos. Dans le spectacle de Roberts, on ficelle un mannequin sur le dos d'un cheval afin de désensibiliser ce dernier à la présence d'un cavalier. ( En réalité, on ne l'habitue qu'au poids, car il est peu probable qu'un cheval soit assez bête pour confondre un objet sans vie avec un cavalier).
Mais si la méthode d'apprentissage qu'on est en train de promouvoir est efficace, les chevaux ayant besoin d'être soumis à cette épreuve avant d'être montés sans danger doivent être rares ?
Plateau de Font d'Urle
Parc Naturel Régional du Vercors, Drôme - France





