Avancer en harmonie avec la nature

Mardi 21 Novembre 2017

Courrier des Lecteurs

De : Kathy COLICHET

BONJOUR à tous,

Comme d'habitude, dès que je reçois votre magazine je le dévore, pour apprendre et « emmagasiner » du savoir équin, mais aussi me rassurer en constatant que ma vision de l'humanité est partagée par des hommes et des femmes aguerris dans les métiers du cheval. Et qui sont en premier lieu, respectueux de notre mère à tous : LA PLANETE TERRE.

Pour mettre encore plus en évidence, le merveilleux choix de Delphine et Dominique LOPEZ dans leur manière d'appréhender l'élevage de leurs Pur Sang Arabe, tenant compte de leur nature propre (comportementale, physique, psychique et sociale) ; je me permets de relater quelques faits de l'univers inverse : celui du Club Equestre.
Loin de moi l'idée de jeter la pierre ou stigmatiser les clubs, mais le constat est là : la nature profonde du cheval n'y est pas considérée.
Je précise que le Club que je fréquente est l'un des meilleurs du département pour ce qui est des installations, de l'environnement (espace) et également des soins aux chevaux. Les propriétaires du Club sont de jeunes gens sympathiques. On y organise des CSO de haute qualité à laquelle j'aime assister.
Je veux seulement souligner à quel point le changement d'environnement peut bouleverser et agir sur le comportement et le moral des chevaux (l'un n'allant pas sans l'autre).

J'aime observer les animaux et la nature en général, toujours dans l'optique d'apprendre quelque chose, de découvrir. Il n'y a pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour devenir un explorateur !
Connaître le comportement des animaux en milieu naturel (quand c'est possible) permet de mieux communiquer avec eux, en leur laissant toujours le choix de faire le premier pas. Cela inclut une bonne dose de patience.
Le langage ne s'arrête pas à la parole. Nous le constatons chaque jour avec l'être humain incapable de s'entendre avec son voisin ou même sa famille.

J'ai donc pu constater que les chevaux avaient immédiatement réagi lors du départ et changement des moniteurs.
Le 1er changement s'est passé en « relais » l'ancien moniteur, accompagnant le nouveau durant quelques semaines. Bien que les chevaux aient fait quelques tests (ruades, embarquements, refus d'obstacle, pincements etc.) pour jauger les réactions du nouvel arrivant. L'intégration s'est plutôt bien passée. D'autant mieux que de nombreuses ballades sur les petits chemins de campagne étaient organisées (avec quelques passages délicats comme des gués, des talus abrupts ... etc). Je sentais les chevaux heureux et plein d'énergie même les plus âgés.
Le 2ème changement est intervenu à peine 8 mois plus tard et les chevaux sont restés sans mono durant presque 4 mois. La différence d'ambiance était flagrante. La tristesse et le silence étaient pesants. Le temps était suspendu !
Le nouveau moniteur est arrivé avec une méthode de travail bien différente et beaucoup plus stricte pour les chevaux et très axée sur la « sécurité » :
Leçons de jambes à grands coups de cravache et de talons ; interdiction de donner la moindre récompense aux chevaux durant la reprise (« le cheval va tomber, vous avec, et j'aurai des problèmes » (les chevaux arrivent sans problème à se mordiller les flancs sans tomber !)) ; ne jamais laisser un cheval renifler le crottin de son congénère même durant la détente au pas ; ne jamais laisser un cheval renifler le nez de son voisin ; ne pas croiser une jument dite difficile ou un étalon (même au pré ou en box) etc.

Comment les liens sociaux peuvent-ils se créer dans de telles conditions ?

Cette nouvelle « méthode » d'enseignement (d'un an environ) n'a fait que stresser les chevaux et les rendre méfiants envers l'homme. En réponse à cela, certains sont tombés malades (emphysème et allergie au Colza ­ mais les prés recouverts de bouton d'or n'ont inquiété personne !) deux sont morts (17 ans et 30 ans pour le poney) quelques semaines plus tard, une jument (16 ans) après avoir été mise au pré (en vue d'un futur poulinage) a fait une colique fatale, un autre (13 ans) pris de panique après s'être pris les antérieurs dans ses rênes c'est brisé les reins et a dû être euthanasié, un autre poney (5 ans) dont j'ai remarqué que le box était complètement fermé, est parti (c'est la seule explication que j'ai pu avoir), un cheval en demi-pension (le seul) a été retiré par son propriétaire (la semaine précédente j'avais constaté que ce pauvre cheval était couvert de plaies) etc.

Nous nous retrouvons aujourd'hui dans le schéma suivant : tous les chevaux ou poneys ne pensent qu'à se débarrasser de leur cavalier devenu pour eux antipathique et synonyme de mauvaises « surprises » (pour ne pas dire mauvais traitements). Les chutes rythment donc régulièrement chaque reprise (l'idéal pour la sécurité de tous !).

N'étant pas une cavalière confirmée ; même si mes connaissances en matière de comportement animal sont certainement supérieures aux « profs » (en partie grâce à votre magazine), lorsque j'ose intervenir, on me rit au nez, me prenant pour une andouille qui n'y connaît rien.

Comment peut-on être prof et être si peu informé sur la nature du cheval ?

La connexion avec les chevaux est pourtant d'une telle finesse et un tel enchantement !

C'est si frustrant de les voir s'acharner à les brimer, les faire céder coûte que coûte, alors qu'il leur suffirait de les écouter, de les respecter, de les aimer et de leur « lâcher la bride », pour que la complicité s'établisse et que la confiance renaisse. Mais tout cela demande patience, temps et humilité.
Je voudrais tellement avoir la possibilité de le leur prouver.

Nous avons tellement à apprendre d'eux.

Les bouddhistes disent que toute souffrance est due à l'ignorance.
Nous sommes tous pour la plupart des ignorants, malheureusement pour le règne animal et la terre.

Les chevaux sont des êtres hyper sensibles au monde qui les entoure, ils semblent être connectés avec leur environnement.
J'irai même jusqu'à dire qu'ils sont une manifestation de Dieu ­ Dieu est amour ­ le cheval le transcende.

Kathy COLICHET.

Et oui encore moi. Mais je n'arrive pas à être indifférente à tout cela. Ma lettre est très longue et je vous remercie d'avoir eu le courage d'aller jusqu'au bout. Mais je suis certaine au moins que vous, vous me comprenez et mieux encore, que vous savez que le cheval est un être magique.
Merci.

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De : Jennifer (réponses : 1)

Bonjour !

Je voudrais tout d'abord dire que j'aime beaucoup votre magazine et que j'admire les auteurs des articles!
J'ai 18 ans, et cela fait presque 13 ans que je pratique l'équitation classique. Cheval au Naturel m'a ouvert les yeux sur les conditions de vie des chevaux de club. J'ai eu quelques problèmes il y a deux ans, j'ai failli arrêter parce que la vie en club ne me convenait pas, je ne passais pas assez de temps à m'occuper du cheval et une heure par semaine c'est un peu juste... mais j'ai décidé de continuer car je ne pouvais pas m'en passer, et que mes études et le fait que j'habite à Paris ne me permettent pas de monter plus souvent. Je me suis en quelque sorte résignée, jusqu'à ce que je découvre votre magazine il y a un an environ.

Maintenant, je me rends compte des problèmes engendrés par le mors, les selles, la vie en box ou en stalle. En l'occurrence dans mon club des stalles ont été transformées en box, les chevaux les plus grands ne peuvent même pas se retourner, leurs mouvements sont très limités. Les heures de reprises sont assez bien réparties, mais le club se trouvant entre une forêt et une ville, ils ne sont jamais au pré, sauf l'été. Certains chevaux n'ont même pas le droit à ces "vacances" car ils appartiennent à des marchands de chevaux qui les envoient dans des sortes de colonies de vacances à cheval durant l'été. Le club dit ne pas avoir leur offrir cet été au pré. J'ai aussi pu observer les problèmes comportementaux propres à ces chevaux... De plus, lorsque des nouveaux arrivent, ils ont un comportement tout à fait normal, ils sont curieux, toujours content de voir du monde, coopératifs, puis peu à peu ils deviennent ombrageux ou ils semblent perdre toute émotion.

J'ai pris conscience de tout cela, et désormais je ne sais pas quoi faire. Je ne veux pas contribuer à ce "massacre" et d'un autre côté, je suis bien incapable de me couper du monde du cheval. C'est pour cette raison que je voudrais vous demander si vous connaissez des établissements ayant le même rapport au cheval que vous, ce qui me permettrait de monter au moins pendant les vacances.

En tout cas, merci de m'avoir ouvert les yeux et de diffuser cette nouvelle approche du cheval!

Jennifer

Réponse de : La Rédaction

Bonjour Jennifer,

Nous te remercions de ta gentille lettre.

Parmi les annonceurs qui communiquent au travers de notre magazine il y en a qui font des choses formidables et nous espérons qu'avec le temps il y en aura de plus en plus.

La rédaction

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De : Annick Blondeau

Je suis vraiment très contente de votre magazine et de son contenu aux
"antipodes" de ce qu'on peut entendre habituellement dans le milieu de
l'équitation.

Bonne continuation,

Annick Blondeau

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De : mireille grygiel (réponses : 1)

Merci de vos renseignements; vous devriez recevoir mon chèque pour
l'abonnement à votre très belle et ...instructive revue. Je suis véto et
amie de Eric Ancelet avec qui j'ai découvert toute ...l'ampleur des
médecines alternatives...je "teste" et applique sur mes chevaux ( à petite
échelle, j'ai 3 chevaux) les conseils d'alimentation ( oligo, huiles
essentielles, ...); maintenant, avec votre revue, je découvre les "pieds
nus" ; cela "tombe" bien ; une de mes 2 juments a des seimes ; pouvez-vous
m'indiquer le ou les numéros qui traiteraient de ce sujet, afin que je vous le commande ; une année, j'avais essayé de ne pas ferrer (ignorant alors que c' était envisageable) ; les chevaux boitillaient et j'avais culpabilisé....; nous montons, depuis environ 3 mois, en licol (ceci avant que je ne vous rencontre ...); pour en revenir aux pieds, j'avais tendance à penser que, certes, j'étais véto mais pas maréchal...,cependant, je remarquais que la jument boitait juste après la nouvelle ferrure (chaussure trop petite ?), je voyais cela comme un mal nécessaire, sinon la seime risquait de s'aggraver, dixit le maréchal (c'est ce qu'on leur apprend à l'école....on apprend des tas de bêtise à l'école ....) ; donc, merci, je vais déferrer, et suivre mon instinct, comprendre après .....sinon, je suis aussi intéressée par un numéro parlant des "parcours" pour les poneys faisant des fourbures (avec la diète, qui est un calvaire pour le poney : enfermé au
boxe la nuit, ou dans un tout petit bout de pré, sans ses copines, ainsi que
les drainages et les oligo-éléments, il ne fait plus de fourbure.

amitiés

mireille grygiel

Réponse de : La rédaction

C'est dans le numéro 6 que vous trouverez l'article sur le « parcours
anti-fourbure ». Nous n'avons pas publié d'article sur le traitement des
seimes.

Cordialement,

La rédaction

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