Avancer en harmonie avec la nature

Mardi 21 Novembre 2017

Courrier des Lecteurs

De : Corinne (réponses : 1)

Bonjour,

suite à votre article parru dans le n°10 sur les transpondeurs,pourriez vous nous communiquer des adresses de sites français susceptibles de proposer des actions similaires au groupe Nijhof. Y a t il ,à ce jour,la possibilité de faire retirer un transpondeur,si oui,sous quelles conditions.

Merci de me répondre, j'ai beaucoup d'inquiétudes après la lecture de votre article.

Cordialement,
Corinne

Réponse de : Catherine Taks, rédaction PCN

Bonjour Corinne,

A ma connaissance il n'existe pas de site français qui se préoccupe du problème pour les chevaux, mais si vous cherchez un peu sur google vous trouverez différents sites de personnes qui sont contre l'identification par puce électronique. Le groupe Nijhof est une initiative de particuliers, rien n'empêche des particuliers en France de tenter la même chose.

Je ne pense pas que ce soit une bonne chose d'essayer de faire retirer un transpondeur. Parlez-en à votre vétérinaire. Mais à mon avis les risques et suites d'une telle opération sont plus élevés que ceux du transpondeur en place.

Cordialement,
Catherine Taks, rédaction PCN

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De : Michelle

Bonjour à vous,

Bravo pour vos articles et merci infiniment pour ce bel écrit d’Eric Ancelet que je découvre grâce à vous et dont je vais commander le livre dès sa réimpression !

Michelle

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De : Philippe

Bonjour,

Je viens de lire ton article Catherine, dans le dernier Planète du Cheval au Naturel, je le trouve très intéressant, et je ne résiste pas à l'envie de te raconter ce qui m'est arrivé cet été.

Depuis une année j'ai un Comtois entier de 3 ans que je voulais présenter devant la commission d"approbation des étalons, pour cela il lui fallait une prise de sang. J'appelle mon véto, il passe l'appareil pour identifier le cheval (qui est pucé), lecture du numéro, comparaison avec celui mentionné sur le livret et...là, surprise, ce n'est pas le même numéro.
Etonnement du véto, il recommence l'opération, une fois, deux fois, trois fois, mais toujours la même lecture de l'appareil et bien évidemment toujours le même numéro sur le livret.
Là, me dit mon véto il y a problème!!!
Je prends contact avec le véto qui a pucé le cheval (c'est écrit sur le livret) il fait des recherches et me dit que c'est bien lui qui s'est trompé, il a collé la mauvaise étiquette.

La lecture de la puce de mon cheval correspondait à celle d'une jument partie à l'abattoir (et abattue) il y a quelque mois.... très gros étonnement de ma part quant à la façon de procéder de l'abattoir, et le véto de me répondre que ce n'est pas lui qui vérifie l'entrée des animaux et s'il fallait les vérifier tous un à un... Ce qui veut dire que le puçage n'est pas la solution miracle c'est bien une manne financière pour les haras.

Sur ce, bonne journée à toutes et à tous

Philippe

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De : Dr. méd. vét. Philippe Garcia

Bonjour,

Je viens de recevoir le nouveau Numéro, et je viens de lire votre article sur les puces électroniques qui est très orienté et qui malheureusement n'incite pas les gens à identifier les chevaux.

Or je tiens à vous apporter les éléments suivants que j'ai pu observer dans ma pratique quotidienne :

- les complications suite à l'implantation de puces électroniques sont extrêmement faibles.
- la puce électronique n'est qu'un numéro unique lisible sans délai qui prouve l'origine de l'animal. Or en cas de vol ce qui est très difficile quand vous retrouvez votre cheval c'est de prouver immédiatement que c'est le vôtre. Si vous comptez sur le signalement en race Camargue entre deux hongres gris non marqués au fer de 8 à 10 ans avec un épi médian en tête vous ne pouvez pas faire la différence entre les deux chevaux objectivement (vous, vous reconnaîtrez votre cheval mais pas un observateur indépendant) si vous devez faire appel à un lecteur d'iris ou de rétine c'est beaucoup plus coûteux et les chevaux rendus borgnes ou aveugles existent. Et si vous devez faire appel à un test génétique votre cheval aura été déplacé avant même que le prélèvement n'ait été reçu par le laboratoire car avant d'être autorisé à prélever ne serait ce que quelques poils si le détenteur ne veut pas il faudra déclencher toute la machine judiciaire.
- Dans le protocole d'implantation nous devons vérifier que le cheval n'est pas déjà porteur de puce électronique et j'ai déjà eu l'occasion de détecter des chevaux déjà pucés qui avaient transité par des marchands de chevaux aux pieds du cheval sans l'attente d'un quelconque résultat d'analyse; avant je n'aurais pas pu dire s’ils avaient eu une identification et donc le cheval même volé aurait eu une nouvelle identité.
- Dès qu'une technique est mise au point une falsification est possible mais dans le cas d'une puce électronique ce n'est pas si simple alors que falsifier une marque au fer ou à l'azote ce n'est pas si simple.
- Avant à l'abattoir un cheval pouvait être abattu avec ou sans papiers ou même avec les papiers d'un autre, maintenant c'est plus difficile. Et si malheureusement l'identification a lieu après la mort au moins elle peut avoir lieu alors qu'avant c'était impossible.
- Pour ce qui est de l'identification du bétail, elle redevient d'actualité puisqu’elle va à nouveau être tentée. Dans les expérimentations précédentes ce qui faisait défaut c'est que le matériel de lecture et la connexion informatique n'étaient pas assez rapides et sensibles pendant le passage des animaux dans des couloirs par rapport à la lecture directe d'une boucle plastique auriculaire.

Voilà quelques éléments de réflexion, il y a sans doute des techniques autres à développer mais pour l'instant c'est à mon avis celle qui est la moins dangereuse.

Je vous rappelle qu’en thérapeutique même les médicaments homéopathiques ont des effets secondaires et que des accidents parfois mortels peuvent survenir avec des médicaments à base de plantes ou des techniques d'ostéopathie ou même avec un cheval pieds-nus, je peux vous en citer alors même que je suis un défenseur de ces techniques. Ce pourrait être un bon sujet d'article pour un prochain numéro: "Les effets secondaires du cheval au naturel".
Pour garder l'esprit critique, je vous invite à lire le livre de Georges Charpak et Henri Broch "Devenez sorciers, devenez savants" Editions Odile Jacob.

Amicalement,
Dr. méd. vét. Philippe Garcia

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