Avancer en harmonie avec la nature

Lundi 23 Juillet 2018

Courrier des Lecteurs

De : Dr. méd. vét. Philippe Garcia

Bonjour,

Je viens de recevoir le nouveau Numéro, et je viens de lire votre article sur les puces électroniques qui est très orienté et qui malheureusement n'incite pas les gens à identifier les chevaux.

Or je tiens à vous apporter les éléments suivants que j'ai pu observer dans ma pratique quotidienne :

- les complications suite à l'implantation de puces électroniques sont extrêmement faibles.
- la puce électronique n'est qu'un numéro unique lisible sans délai qui prouve l'origine de l'animal. Or en cas de vol ce qui est très difficile quand vous retrouvez votre cheval c'est de prouver immédiatement que c'est le vôtre. Si vous comptez sur le signalement en race Camargue entre deux hongres gris non marqués au fer de 8 à 10 ans avec un épi médian en tête vous ne pouvez pas faire la différence entre les deux chevaux objectivement (vous, vous reconnaîtrez votre cheval mais pas un observateur indépendant) si vous devez faire appel à un lecteur d'iris ou de rétine c'est beaucoup plus coûteux et les chevaux rendus borgnes ou aveugles existent. Et si vous devez faire appel à un test génétique votre cheval aura été déplacé avant même que le prélèvement n'ait été reçu par le laboratoire car avant d'être autorisé à prélever ne serait ce que quelques poils si le détenteur ne veut pas il faudra déclencher toute la machine judiciaire.
- Dans le protocole d'implantation nous devons vérifier que le cheval n'est pas déjà porteur de puce électronique et j'ai déjà eu l'occasion de détecter des chevaux déjà pucés qui avaient transité par des marchands de chevaux aux pieds du cheval sans l'attente d'un quelconque résultat d'analyse; avant je n'aurais pas pu dire s’ils avaient eu une identification et donc le cheval même volé aurait eu une nouvelle identité.
- Dès qu'une technique est mise au point une falsification est possible mais dans le cas d'une puce électronique ce n'est pas si simple alors que falsifier une marque au fer ou à l'azote ce n'est pas si simple.
- Avant à l'abattoir un cheval pouvait être abattu avec ou sans papiers ou même avec les papiers d'un autre, maintenant c'est plus difficile. Et si malheureusement l'identification a lieu après la mort au moins elle peut avoir lieu alors qu'avant c'était impossible.
- Pour ce qui est de l'identification du bétail, elle redevient d'actualité puisqu’elle va à nouveau être tentée. Dans les expérimentations précédentes ce qui faisait défaut c'est que le matériel de lecture et la connexion informatique n'étaient pas assez rapides et sensibles pendant le passage des animaux dans des couloirs par rapport à la lecture directe d'une boucle plastique auriculaire.

Voilà quelques éléments de réflexion, il y a sans doute des techniques autres à développer mais pour l'instant c'est à mon avis celle qui est la moins dangereuse.

Je vous rappelle qu’en thérapeutique même les médicaments homéopathiques ont des effets secondaires et que des accidents parfois mortels peuvent survenir avec des médicaments à base de plantes ou des techniques d'ostéopathie ou même avec un cheval pieds-nus, je peux vous en citer alors même que je suis un défenseur de ces techniques. Ce pourrait être un bon sujet d'article pour un prochain numéro: "Les effets secondaires du cheval au naturel".
Pour garder l'esprit critique, je vous invite à lire le livre de Georges Charpak et Henri Broch "Devenez sorciers, devenez savants" Editions Odile Jacob.

Amicalement,
Dr. méd. vét. Philippe Garcia

Lire la suite
De : Thierry Vaillant

Bonjour cheval au naturel.

Je souhaite apporter quelques précisions techniques à votre article sur le puçage.

Je suis d'accord avec vous sauf sur les solutions car en effet:

-l'identification par ADN même si elle est déjà pratiquée demande de gros moyens à mettre en place et n'est pas pratique.
-l'identification par l'iris demande au cheval de rester en place quelques secondes et c'est un procédé assez cher.
C'est pour cela qu’en tant que fonctionnaire de police je vous propose ce moyen: L'identification par document.

Vous allez me dire qu'il existe déjà mais je ne propose pas du tout le même système car aucune base de données facilement consultable n'existait jusqu'à présent.

A noter que pour contrôler un animal, il faut la présence du propriétaire ou d'un responsable car il est totalement illusoire de penser que des représentants vont pénétrer dans une propriété privée et ensuite approcher le cheval. Nous avons tout de même un code pénal à respecter.

Il faut donc un document sécurisé à l'image de nos pièces d'identité possédant:
-une photo du cheval en couleur avec les détails des caractéristiques du cheval.
-L'identité du cheval
-L'identité du propriétaire: à l'image d'une carte grise, à changer à chaque nouveau propriétaire
-la photo du propriétaire
-un numéro de carte comparable à celui de la puce.
-et surtout un véritable fichier facilement consultable par les forces de l'ordre et valable dans l'ensemble de l'Union Européenne.

Si demain je dois contrôler un cheval, je me vois mal aller chercher un lecteur de transpondeur chez un vétérinaire, puis m'approcher de l'animal pour ensuite téléphoner aux haras nationaux. Ce n'est pas sérieux cette méthode.

Dans le cas d'un cheval perdu et non volé, un simple avis de recherche suffit largement. En effet, un cheval ne passe pas inaperçu.

Pour un cheval abandonné dans un pré, il suffit de prendre contact avec le propriétaire du pré. Je le répète mais faire une vérification d'un cheval sans l'accord du propriétaire dans un pré est à la limite de la loi.

C'est pour cela que je propose un fichier comparable à celui des véhicules ou il suffit de rentrer dans le cas d'oubli des documents par le propriétaire, une partie de l'information (identité propriétaire, nom du cheval...) pour retrouver l'ensemble des informations.

Mais ce fichier coûte cher à mettre en place et il faut une véritable volonté politique. C'est pour moi le seul moyen efficace de lutter contre le vol.
Sinon lors d'un contrôle à la frontière, je suis curieux de savoir comment les douaniers procèdent avec la puce. Grande question?

Thierry Vaillant

Lire la suite
De : Muriel Gangloff

Bonjour !

Je suis abonnée à votre magazine, car je partage la même vision de l'équitation et surtout le même amour des chevaux que vous ! Je vous sais très engagés concernant le bien être des chevaux et je pense que vous n'êtes pas insensibles à la souffrance de certains chevaux de compétions, qui subissent un entrainement contre-nature...

Désormais, il y a une pétition en ligne demandant que le règlement de la FEI soit systématiquement appliqué, notamment concernant le bien-être des chevaux et par conséquent l'interdiction de l'hyperflexion.

Je vous laisse le lien pour la signature : www.ipetitions.com/petition/fei

Peut-être pourrez-vous le distribuer à une plus grande échelle que moi !

Amicalement,
Gangloff Muriel

Lire la suite
De : Sonia

Bonjour Barbara,

j'ai essayé la selle Barefoot Arizona sur deux jours de rando. Equipée de l'arçon pour garrot large avec le tapis physio, et chargée de fontes, sacoches et boudin (porte-manteau). Les sacoches et le boudin prennent bien leur place, ne dépassent pas de l'arrière de la selle et du tapis physio. Tout était parfait, la selle ne tourne pas, n'avance pas, ne recule pas, les bagages restent bien en place, le cheval ne blesse pas. Pourtant, l'itinéraire était montagnard... Le cheval (également pieds nus et sans mors) était parfaitement à l'aise dans ses mouvements, et j'étais confortablement assise durant deux jours !

Merci beaucoup, expérience à transmettre pour ceux qui hésitent à partir en rando.
A suivre sur de plus longues durées....

Bien à vous
Sonia

Lire la suite
Page 18/28
<<< 16 17 18 19 20 >>>
Courrier des Lecteurs
Pour nous écrire
Assurez-vous de lire notre charte éditoriale avant de nous envoyer votre message.