Avancer en harmonie avec la nature

Mardi 21 Novembre 2017

Courrier des Lecteurs

De : Guillaume PARISOT (réponses : 1)

Bonjour,

Je suis un fan de votre revue que j'ai dénichée par hasard, lors d'un voyage, à l'aéroport de Lyon !

Je suis professionnel de l'équitation et un défenseur actif de la cause équine... ma sœur étant antispéciste et végan, j'ai ouvert les yeux sur pas mal de trucs...

J'ai assisté au colloque à l'ENE et apprécié les interventions.
Votre article sur les méfaits des embouchures est une mine d'or car l'ouvrage du Dr Cook n'existe pas dans la langue de Molière! La France pays d'une tradition équestre vieillissante est en pleine évolution. Je milite activement pour ouvrir les yeux des cavaliers sur les pieds nus et le sans embouchure! La tâche est rude!

C'est pour cela, que je me suis permis de scanner votre excellent article et de le poster sur le Forum Pédagogie du site de la FFE. (en précisant, la source et l'auteur) Les réactions furent nombreuses car PERSONNE n'avait lu l'article! Il est de plus rageant de constater que votre magazine est très peu connu en France.... le débat fut tellement animé et devant mon argumentation sérieuse, la vérité leur faisait mal! Certains esprits chagrins ont donc prévenu les modérateurs du site pour faire censurer l'article au motif que je n'avais pas l'autorisation de le montrer publiquement!

Ce débat me passionne, et l'obscurantisme des gens qui ne veulent pas comprendre est complètement aberrant! Nombre de cavaliers seraient prêts à tester le sans embouchure mais une poignée d'irréductibles pèsent de tout leur poids avec cette tradition Française malsaine..

Pour conclure, ai je le droit d'utiliser cet article pour justifier mes propos et tenter de faire prendre conscience aux cavaliers qui s'entêtent dans la voie de la coercition et du renforcement négatif?

Félicitation pour le contenu éditorial et votre marche à contre courant!

Cordialement,
PARISOT Guillaume.

Réponse de : PCN

Bonjour Guillaume,

Votre enthousiasme nous fait bien plaisir. Vous pouvez citer l'article et en copier des passages mais il est en effet interdit de le reproduire dans son intégralité.

Bien cordialement,
PCN rédaction

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De : François TACHET

Bonjour,

J'ai testé, cet été, le bridon sans mors de Planète du Cheval au Naturel (PCN) et ai été conquis.

Je suis gendarme de profession et travaille à cheval sur le Vercors tous les étés depuis sept ans. Je ne suis ni un chuchoteur ni même un grand cavalier. Pour moi, le cheval a d'abord été un moyen de transport adapté au parc naturel du VERCORS, me permettant d’occuper le terrain et de surveiller de façon efficace les 30 000 hectares de ma circonscription. Le poste étant saisonnier en juillet et août, les trois chevaux mis à notre disposition appartiennent à un loueur d'équidés. Les chevaux ne travaillent que deux mois par an et vivent en troupeaux en parc le reste du temps. Le terrain étant vaste, nos journées sont parfois longues et il n'est pas rare que nous ayons à parcourir 40 kilomètres et que nous franchissions plusieurs cols dans une journée. Nous avons voulu des chevaux petits, nerveux et rustiques.

Un des chevaux mis à notre disposition sortait du lot. Il semblait avoir plus de sang que les autres. Il avait tendance à embarquer, à se cabrer et chauffait très vite. Lorsqu’il entrait en conflit avec le cavalier il se mettait en transe et devenait étanche à tout. A force de patience et en cherchant un peu, ce cheval est devenu un remarquable cheval de tête, montrant des qualités extraordinaires au travail.

Cet été, j'ai voulu essayer le bridon sans mors PCN. Je me suis renseigné auprès de cavaliers confirmés, et de professionnels qui m'ont vivement déconseillé son usage. Ils avaient déjà vu des filets éthologiques, mais personne ne pouvait diriger un cheval avec ce'' truc ''. Mes interlocuteurs étaient tous unanimes.

Prudemment j'ai donc mis le bridon en doublure d'un filet "au cas où". Mon cheval répondant parfaitement, j'ai enlevé le filet et l'ai rangé dans mes fontes "toujours au cas où". Puis rapidement, j'ai laissé le filet dans la sellerie m'apercevant qu'il était totalement superflu et il y est resté rangé tout le mois.
En fait le bridon PCN n'empêchait rien. Le cheval répondait à toute sollicitation de changement d'allure. Pour les besoins de mon travail, j'ai du travailler sur des chemins difficiles ou au milieu de foules. Au cours de certaines manifestations, il m'est arrivé de devoir séparer mon cheval des deux autres et de le faire évoluer seul au milieu de la foule. A d'autres moments j'ai accompagné des débutants qui ne maîtrisaient pas les distances de sécurité et ai pu tenir mon cheval dans un petit galop alors que les deux chevaux chauffaient et mourraient d'envie d'en découdre.

L'utilisation du bridon sans mors PCN s'est montrée très avantageuse en équitation d'extérieur. Je l'ai légèrement modifié en y ajoutant des mousquetons sur les rênes et un anneau sous la muserolle.

Le cheval, que j'ai monté au mois d'août, a embarqué plusieurs cavaliers galop 7 qui le montaient avec un filet et un mors au mois de juillet. Encore une fois, je suis un cavalier bien modeste et je ne vous rapporte ces anecdotes que pour illustrer la possibilité de demander des choses précises et désagréables à un cheval avec un bridon sans mors et la possibilité de perdre tout contrôle d'un cheval avec un filet traditionnel avec mors.

François TACHET

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De : Dr Pascale Cunin

Monsieur Mike Paulin

Il est tout à votre honneur et c'est preuve d'ouverture d'esprit que d'avoir publié votre entretient avec Monsieur Michel Bravard "professeur de bonnes manières pour les chevaux". Il est question de chevaux ...et non de cavaliers pour lesquels deux valeurs se font rares: la tolérance et l'humilité ( pour ce faire il existe d'excellents manuels de bonnes manières ).

Etant ignorante et néophyte , je me tourne vers les écuyers de Saumur, pour leur poser la question suivante: quelle est la différence exacte entre un cheval enfermé, le dos creux et un cheval rassemblé ? Personnellement, je ne suis aucunement choquée par la photographie en première page de l'article sur Monsieur Bravard ( hormis les coudes... bien sur); en amateur d'art comme d'équitation, il me semble y retrouver les attitudes esquissées entre autres par Monsieur Parrocel dans les ouvrages De La Guérinière.

Toutes ces querelles d'écoles me peinent, elles n'honorent ni les cavaliers et encore moins leurs montures, et c'est justice de laisser s'exprimer ceux qui consacrent, dans l'ombre, toute une vie à la recherche de l'esthétique.

Dr Pascale Cunin

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De : Anouchka Barz

Bonjour,

Je suis la personne qui vous a suggéré l’article concernant l’équitation sans mors en tenant compte des travaux de Strasser/Cook.

Je souhaite vous remercier d’avoir publié les deux photos de mon cheval, j’étais très fière que ma belle soit dans votre beau journal. J’ai acheté ce cheval il y a plusieurs années, réalisant ainsi un rêve d’enfance. Le problème par contre, était que je n’avais pas pratiqué l’équitation pendant plus de 25 ans et que ma jument n’avait pas été montée depuis plusieurs mois.

Bien sûr j’ai commencé par une équitation classique : à peine de nouveau aux trois allures, j’ai mis sur ma pauvre jument une double bride, une martingale, cravache et éperons – sur les conseils de mon moniteur privé ex-écuyer du cadre noir de Saumur. Il en est résulté désespoir et combat. Ma jument tenait à peine sur un cercle, moi par contre je tenais 500 kg dans chaque main. Ses douleurs et les miennes étaient sans fin. J’ai même décidé de tout arrêter, de vendre ma jument et d’enterrer pour toujours mon rêve d’enfance.

Alors je suis tombée par hasard sur votre journal. Un beau jour, alors que l’annonce pour la vente était déjà rédigée, j’ai découvert votre journal dans ma petite librairie miteuse, au fond du magasin entre les journaux sur les chiens et les chats. Sur la couverture une belle femme sur un cheval noir magnifique et sans mors. Je n’oublierai jamais leur regard : fier et en même temps ils semblaient invincibles. En lisant l’article, j’ai compris qu’il y avait une autre solution et je l’ai essayée.

En bref, grâce à votre article qui est tombé au plus juste moment de ma vie, j’ai découvert une autre approche de mon cheval – probablement la seule. J’ai d’ailleurs viré mon moniteur qui a piqué une crise de rire en voyant ma jument avec un filet sans mors. Aujourd’hui je travaille avec un dresseur de chevaux pour le spectacle et ma jument est au pas espagnol, piaffer et passage.

Je vous raconte tout ça pour vous dire sue j’espère de tout mon cœur que l’article de Cook/Strasser sauvera d’autres chevaux et en même temps leurs propriétaires ignorants.

Aujourd’hui mon mari, suivant une formation de sellier, fabrique les filets sans mors, lui aussi persuadé qu’il n’y a qu’un seul chemin à emprunter afin de gagner la confiance inconditionnelle d’un cheval.

Anouchka Barz

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