Avancer en harmonie avec la nature

Vendredi 24 Novembre 2017

Courrier des Lecteurs

De : Inconnu (réponses : 1)

Bonjour, j'habite dans le département du Rhône et j'ai un gros problème.

Mon cheval de 17 ans est déferré depuis plus d’un an et il est naviculaire. Depuis quelques semaines il est un peu gêné et a aujourd’hui déclaré une boiterie franche de l'antérieur droit.

Depuis qu'il est déferré, il a fait plusieurs abcès aseptiques liés d'après mon maréchal à l'élimination de toxines provenant d'un processus de décalcification. Malheureusement, d'après mon maréchal qui a été formé récemment à la technique du pied nu, il s'agirait du retour du syndrome naviculaire alors que durant toute sa vie il n'a jamais été gêné. Il préconise donc le referrage.

Je suis désespéré et j'aimerais avoir votre avis sur la question et si éventuellement vous connaissez un praticien qui exerce dans mon département.

Réponse de : Mike Paulin

Bonjour,

Dans le cadre du programme PCN-Parters, Planète du Cheval au Naturel est en train de mettre en place un réseau national de professionnels agréés par régions. Ces professionnels, après avoir examiné un cheval, pourront entre autres aider à trouver le professionnel de soins des sabots convenant le mieux au cheval concerné et conseiller des solutions sur mesure en fonction des problèmes se présentant.

En attendant, et étant donné l’urgence de votre cas, je vous conseille de contacter la clinique du Dr méd. vét. Hiltrud Strasser en Allemagne www.hufklinik.de ou l’Association Française du Parage Naturel http://afpn.free.fr

Cordialement,
Mike Paulin, directeur du Programme PCN Partners

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De : Barbra-Ann

Bonjour monsieur,

Je vous écris du Canada où le mouvement du cheval naturel commence à faire peu à peu son apparition. J’adore votre publication et surtout les articles qui suscitent beaucoup " d’émotions " en nous, les amants du cheval au naturel. Par exemple, l’article sur Michel Bravard. Je trouve cela extraordinaire de voir la façon dont les humains expliquent, donc excusent, toutes leurs habitudes qui, soit disant, vont contre la nature du cheval. Malgré que l’institut de M. Bravard respecte le côté mental de l’animal en prenant 3 à 4 ans pour le débourrer, il reste que le côté émotif et mental de l’animal est complètement ignoré, i.e. le cheval demeure dans un box au lieu de vivre en liberté dans une harde. Également, M. Bravard a réussi à se convaincre que le cheval n’a plus envie d’aller à l’extérieur une fois dans le manège, qu’il préfère la pédagogie et les leçons de finesse et d’intelligence. Par contre, il avoue que grâce à ce régime, il obtient puissance et souplesse sous la selle et que c’est agréable … ? Pour qui? Le cheval ou le cavalier? Je crois que la réponse est évidente. Même le port d’éperons est acceptable et comme le dit si bien M. Bravard, " l’éperon est fait pour secourir le cheval ". C’est incroyable cette façon que l’être humain a de faire accepter les choses tout simplement en choisissant de voir les faits à son avantage.

D’après moi, le cheval répond à l’être humain soit par son propre vouloir ou soit par peur/inconfort/mal physique (entraînement par renforcement négatif " Negative reinforcement ") tel qu’enseigné par tous les chuchoteurs de chevaux. Le renforcement négatif ne donne pas beaucoup de choix ou de liberté à l’animal, les rends soumis, malheureux et abandonnés. Par contre, le renforcement positif donne au cheval le même statut que l’être humain avec une voix et une opinion. Quand le cheval répond à l’être humain de son propre vouloir, c’est une amitié profonde et un partenariat inégalé qui se développent entre monture et cavalier. Cette relation de confiance basée sur l’honnêteté, le respect et l’amour inconditionnel, donne des résultats qui durent beaucoup plus longtemps. Xénophon l’a dit il y a des siècles et le colonel Alois Podhajsky a fait de même, un cheval qui est entraîné avec gentillesse, calmement et avec beaucoup de renforcement positif, accompagné d’une bonne compréhension de sa personnalité, ce cheval sera heureux, obéissant et trouvera plaisir à son travail. De plus, le charme et la brillance du cheval seront maintenus, voir accentués, et préservés jusqu’à ce qu’il atteigne ses vieux jours


Merci pour une publication remplie d’articles intéressants qui portent à réfléchir et à se questionner sur notre rôle en tant que propriétaires de chevaux.

Beau travail!
Barbra-Ann

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De : Michelle Millot (réponses : 1)

Madame Taks,

Je suis surprise de trouver un article concernant Allain Bougrain-Dubourg dans Cheval au naturel, d’autant plus que vous évoquez sa présence au " Grenelle de l’environnement ". Pourquoi ? Parce que je suis aussi membre de la L.P.O. et que je ne comprends pas que M. Bougrain-Dubourg soit silencieux lorsqu’on apprend que le " Grenelle " doit se faire sans qu’il soit question ni d’un moratoire sur l’EPR, ni d’un moratoire sur les autoroutes, ni d’un moratoire sur les OGM…

Quand on parle de biodiversité ! On sait déjà que les OGM sont une menace terrible pour la biodiversité. La contamination avérée aujourd’hui et incontrôlable des OGM porte atteinte à toute la biodiversité. Et les OGM nécessitant l’utilisation, et en augmentation constante pour les pays qui en cultivent, de l’herbicide Round Up, sont une menace pour les sols, les insectes non ciblés … et pour la santé humaine puisqu’une récente étude démontre le degré hautement cancérigène de cet herbicide.

Or M. Bougrain-Dubourg sait tout cela. Et il ne se prononce pas sur la nécessité d’obtenir un moratoire maintenant, alors que 21 000 hectares ont été plantés en France et qu’ils vont contaminer les cultures alentours, le miel des abeilles … que vont devenir les apiculteurs qui travaillent en bio ?
M. Bougrain-Dubourg n’a pas répondu à la lettre que je lui ai envoyée et p. 26, il ne répond pas à votre question. " Et celles que vous aimeriez voir disparaître ? Je pense aux commotions récentes provoquées par le vote sur les OGM. "

M.Bougrain-Dubourg est soucieux de la biodiversité et de la souffrance animale ? Mais les animaux souffrent quand ils mangent des OGM ! Et quand ils ont le choix ils refusent d’en manger !

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, Madame, en mes sentiments les meilleurs.
Michelle Millot

Réponse de : Catherine Taks

Bonjour Michelle,

Merci de votre réaction. Comme ma question vous l’a laissé deviner j’aurais aimé avoir une réponse plus précise – ou engagée - au sujet des OGM, mais ce sont hélas les aléas de l’interview, on n’obtient pas forcément ce que l’on aimerait entendre. Je suis donc heureuse que votre lettre apporte à nos lecteurs ces informations essentielles.

Si nous laissons la parole à des personnes d’horizons différents nous ne sommes pas pour autant toujours d’accord avec ce qu’elles disent, chacun a sa propre vérité et celle-ci n’est pas forcément la vôtre, la nôtre ou la mienne. Dans le prochain numéro j’aborderai dans un article un autre point sur lequel monsieur Bougrain-Dubourg et moi ne sommes pas vraiment d’accord, à savoir l’utilisation de la puce pour l’identification des équidés.

Bien cordialement.
Catherine Taks
membre de la rédaction du magazine Planète du Cheval au Naturel

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De : Marjorie Rodriguez

Bonjour magazine,

Je souhaiterais réagir à l’article " pieds-nus ou pas pieds-nus " du numéro d’août.

Pour moi, cette pétition n’a rien à voir avec une guerre de clans. Elle est une manifestation qui se veut plus active pour qu’enfin, des gens qui n’ont pas conscience des souffrances qu’ils infligent malgré eux aux chevaux, réalisent le réel impact de leur gestion et de leur approche. Je dis bien " malgré eux ", car nous tous, cavaliers, propriétaires, professionnels entourant le monde équestre, sommes tous victimes d’une seule et même chose : le poids de la tradition. Auquel s’ajoute le business et l’ économie qui découlent de ce secteur et de l’exploitation des chevaux.

C’est bien pour cela que j’ai moi-même signé cette pétition et je considère que, comme " cette personne " qui l’a lancé, les maréchaux-ferrants font partie et en première ligne, de ces victimes. Les discussions que nous avons sur le sujet de la formation des maréchaux-ferrants sont quasiment, mot pour mot, les mêmes que celle de votre interview ! A savoir, qu’il serait effectivement plus constructif d’intégrer les notions de parage pieds-nus à la formation, dans " un premier temps ", pour proposer cette alternative aux clients. Et ainsi éviter la mort d’une profession.

Et là, où effectivement, nous ne sommes pas d’accord (mais là, je parle en mon nom), c’est que j’emploie bien le terme " dans un premier temps ". Car après analyse, observation et réflexion, des études scientifiques et des expériences de terrain, il me paraît clair que le ferrage doit disparaître.
Je respecte beaucoup les efforts employés par M. Hernanz qui tendent à une diminution des contraintes du fer sur le mécanisme du pied, au maximum. Cependant, je reste pour l’instant convaincue que sur du long terme, les effets néfastes de la ferrure sont trop nombreux. Pour ne citer qu’un exemple, les forces subies par les impacts au sol et leurs répercussions dans les membres et donc dans l’organisme.

Car ma quête personnelle est que mes chevaux aient une vie saine et ce le plus longtemps possible. Une vie quasi comparable à un cheval tel que la nature lui a donné. Ce devrait être ça, l’idéal de chaque personne côtoyant ou ayant la responsabilité d’un individu, quel qu’il soit, non ? Et je suis désolée, mais en 20 ans d’expérience personne ne m’a prouvée que le ferrage était capable de ça. Bien au contraire.

Mais ce n’est pas pour autant que je préconise la " mort " d’une profession. Car derrière ça, nous parlons d’humains. Je pense qu’une reconversion, qu’une bifurcation de cette profession s’imposera. Car nous n’aurons plus besoin de maréchaux-ferrants, certes, mais nous aurons toujours besoin, moi y comprise, de professionnels du sabot qui sauront se décarcasser, comme le fait M. Hernanz, pour nous trouver des solutions. Et je suis bien d’accord avec lui : Il faut que les instances se dépêchent ! Car une vague d’escrocs et de charlatans ne va pas tarder à déferler face à la demande grandissante.

Malheureusement le ferrage n’est qu’un paramètre du problème. Il faut que les gens prennent conscience que face à l’individu cheval, une démarche plus holistique s’impose… Pour leur bien. Et ce n’est pas être intégriste ou extrémiste, lorsque l’on parle de santé, de bien-être et de respect d’une espèce animale. Il faut vouloir le mieux. Nous leur devons.

Effectivement, c’est un combat. Mais pas contre les maréchaux-ferrants. Pour les chevaux.

Merci de m’avoir lue.
Marjorie Rodriguez (65)

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