Avancer en harmonie avec la nature

Vendredi 25 Mai 2018

Courrier des Lecteurs

De : Carole GALLIEN

J'achète votre magazine depuis le tout début. Mes premières lectures m'ont ravie, étonnée. Comme beaucoup, j'ai constaté les limites (les oeillères?) de l'enseignement classique et surtout la difficulté de beaucoup de ces dits professionnels de l'équitation à se remettre en question sous prétexte qu'ils pratiquent depuis 40 ans. Mais voyez-vous, au fil des numéros, mon enthousiasme s'étiole et j'espère que la déception ne va pas finir par s'installer.

Nous possédons 5 équidés (un âne, un poney et 3 trotteurs) ; nous aimons les animaux (avons aussi 2 chiens et 3 chats) et avons la chance d'avoir une grande maison avec beaucoup de terrain. Ce qu'il nous manque néanmoins, c'est du temps, car nous sommes professionnellement très occupés. Une chance, car sinon, nous ne pourrions posséder et choyer ce cheptel !

Là où je veux en venir c'est que la vie n'est qu'un lot de compromis. Vous prônez le bien être des chevaux (c'est tout à votre honneur) mais combien de possesseurs d'équidés pourraient aujourd’hui leur offrir les conditions de vie rêvées que vous décrivez ? 1%, 2% ? Plus je vous lis et plus je trouve que c'est utopique !

Voyez les chevaux qui passent leur vie en box, ceux qui passent leur vie au pré abandonnés, n'y aurait-il pas un compromis pour ces malheureux ?
Nos chevaux (chevaux de loisir) vivent très bien ce compromis : la période estivale au pré, ponctuée par de petites balades et la période hivernale dans un centre équestre agrémenté de paddock, de petit travail et de petites balades. Cela me semble un bon compromis pour leur équilibre mental et physique, mais aussi pour nous permettre de conjuguer nos impératifs et notre passion pour ces chevaux.

Nous aimons les chevaux et sommes avides de découvrir en ce domaine. Mais là encore, parfois, vous me faites peur et après avoir lu le livre "un sabot sain pour une vie saine", je suis effrayée par ce que je lis et là encore, j'ai l'impression d'être à l'extrême. Je pense que pour se remettre en question il faut écouter, prendre certaines choses, en laisser d'autres, tenter des expériences....et que la réussite est le fruit de tous les petits morceaux que l'on a pu glaner chez chacun. Car chez chacun, on peut sûrement trouver du bon (certes en plus ou moins grande quantité !!).

Ce n'est pas le sentiment que j'ai depuis quelques numéros ( vous descendez Monty Roberts, vous descendez l'ENE de Saumur, vous refusez de rencontrer cet écuyer de Saumur et sa monture....mais apparemment vous aimez bien Laure Bousquet qui figure dans votre DVD).
A plusieurs reprises, vous opposez à vos détracteurs la liberté d'expression, certes, mais l'information (c'est il me semble aussi votre mission), c'est de relater des faits, d'expérimenter des méthodes, d'en partager éventuellement ses conclusions afin de permettre au lecteur de se faire une opinion. Sur bon nombre de vos derniers articles, vos conclusions sont tranchées !

Le parage pied nu, le filet sans mors, la selle sans arçon, le milieu de vie naturel, OK, c'est très bien. Mais, vous le savez comme moi, la recette miracle pour que tout le monde soit beau dans le meilleur des mondes, ELLE N'EXISTE PAS !! car les chevaux, au même titre que les êtres humains, sont uniques ! Et ce qui va très bien convenir à l'un ne fonctionnera pas forcément à merveille pour l'autre.

Alors, s'il vous plait, cherchez à nous faire découvrir des hommes ou des femmes de chevaux, des vrais qui n'en vivent pas et face à leurs témoignages, ne soyez pas trop engagé et laissez vos lecteurs se faire une idée.

Au plaisir de vous lire,
Carole GALLIEN (52)

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De : Inconnu (réponses : 1)

Bonjour, j'habite dans le département du Rhône et j'ai un gros problème.

Mon cheval de 17 ans est déferré depuis plus d’un an et il est naviculaire. Depuis quelques semaines il est un peu gêné et a aujourd’hui déclaré une boiterie franche de l'antérieur droit.

Depuis qu'il est déferré, il a fait plusieurs abcès aseptiques liés d'après mon maréchal à l'élimination de toxines provenant d'un processus de décalcification. Malheureusement, d'après mon maréchal qui a été formé récemment à la technique du pied nu, il s'agirait du retour du syndrome naviculaire alors que durant toute sa vie il n'a jamais été gêné. Il préconise donc le referrage.

Je suis désespéré et j'aimerais avoir votre avis sur la question et si éventuellement vous connaissez un praticien qui exerce dans mon département.

Réponse de : Mike Paulin

Bonjour,

Dans le cadre du programme PCN-Parters, Planète du Cheval au Naturel est en train de mettre en place un réseau national de professionnels agréés par régions. Ces professionnels, après avoir examiné un cheval, pourront entre autres aider à trouver le professionnel de soins des sabots convenant le mieux au cheval concerné et conseiller des solutions sur mesure en fonction des problèmes se présentant.

En attendant, et étant donné l’urgence de votre cas, je vous conseille de contacter la clinique du Dr méd. vét. Hiltrud Strasser en Allemagne www.hufklinik.de ou l’Association Française du Parage Naturel http://afpn.free.fr

Cordialement,
Mike Paulin, directeur du Programme PCN Partners

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De : Barbra-Ann

Bonjour monsieur,

Je vous écris du Canada où le mouvement du cheval naturel commence à faire peu à peu son apparition. J’adore votre publication et surtout les articles qui suscitent beaucoup " d’émotions " en nous, les amants du cheval au naturel. Par exemple, l’article sur Michel Bravard. Je trouve cela extraordinaire de voir la façon dont les humains expliquent, donc excusent, toutes leurs habitudes qui, soit disant, vont contre la nature du cheval. Malgré que l’institut de M. Bravard respecte le côté mental de l’animal en prenant 3 à 4 ans pour le débourrer, il reste que le côté émotif et mental de l’animal est complètement ignoré, i.e. le cheval demeure dans un box au lieu de vivre en liberté dans une harde. Également, M. Bravard a réussi à se convaincre que le cheval n’a plus envie d’aller à l’extérieur une fois dans le manège, qu’il préfère la pédagogie et les leçons de finesse et d’intelligence. Par contre, il avoue que grâce à ce régime, il obtient puissance et souplesse sous la selle et que c’est agréable … ? Pour qui? Le cheval ou le cavalier? Je crois que la réponse est évidente. Même le port d’éperons est acceptable et comme le dit si bien M. Bravard, " l’éperon est fait pour secourir le cheval ". C’est incroyable cette façon que l’être humain a de faire accepter les choses tout simplement en choisissant de voir les faits à son avantage.

D’après moi, le cheval répond à l’être humain soit par son propre vouloir ou soit par peur/inconfort/mal physique (entraînement par renforcement négatif " Negative reinforcement ") tel qu’enseigné par tous les chuchoteurs de chevaux. Le renforcement négatif ne donne pas beaucoup de choix ou de liberté à l’animal, les rends soumis, malheureux et abandonnés. Par contre, le renforcement positif donne au cheval le même statut que l’être humain avec une voix et une opinion. Quand le cheval répond à l’être humain de son propre vouloir, c’est une amitié profonde et un partenariat inégalé qui se développent entre monture et cavalier. Cette relation de confiance basée sur l’honnêteté, le respect et l’amour inconditionnel, donne des résultats qui durent beaucoup plus longtemps. Xénophon l’a dit il y a des siècles et le colonel Alois Podhajsky a fait de même, un cheval qui est entraîné avec gentillesse, calmement et avec beaucoup de renforcement positif, accompagné d’une bonne compréhension de sa personnalité, ce cheval sera heureux, obéissant et trouvera plaisir à son travail. De plus, le charme et la brillance du cheval seront maintenus, voir accentués, et préservés jusqu’à ce qu’il atteigne ses vieux jours


Merci pour une publication remplie d’articles intéressants qui portent à réfléchir et à se questionner sur notre rôle en tant que propriétaires de chevaux.

Beau travail!
Barbra-Ann

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De : Michelle Millot (réponses : 1)

Madame Taks,

Je suis surprise de trouver un article concernant Allain Bougrain-Dubourg dans Cheval au naturel, d’autant plus que vous évoquez sa présence au " Grenelle de l’environnement ". Pourquoi ? Parce que je suis aussi membre de la L.P.O. et que je ne comprends pas que M. Bougrain-Dubourg soit silencieux lorsqu’on apprend que le " Grenelle " doit se faire sans qu’il soit question ni d’un moratoire sur l’EPR, ni d’un moratoire sur les autoroutes, ni d’un moratoire sur les OGM…

Quand on parle de biodiversité ! On sait déjà que les OGM sont une menace terrible pour la biodiversité. La contamination avérée aujourd’hui et incontrôlable des OGM porte atteinte à toute la biodiversité. Et les OGM nécessitant l’utilisation, et en augmentation constante pour les pays qui en cultivent, de l’herbicide Round Up, sont une menace pour les sols, les insectes non ciblés … et pour la santé humaine puisqu’une récente étude démontre le degré hautement cancérigène de cet herbicide.

Or M. Bougrain-Dubourg sait tout cela. Et il ne se prononce pas sur la nécessité d’obtenir un moratoire maintenant, alors que 21 000 hectares ont été plantés en France et qu’ils vont contaminer les cultures alentours, le miel des abeilles … que vont devenir les apiculteurs qui travaillent en bio ?
M. Bougrain-Dubourg n’a pas répondu à la lettre que je lui ai envoyée et p. 26, il ne répond pas à votre question. " Et celles que vous aimeriez voir disparaître ? Je pense aux commotions récentes provoquées par le vote sur les OGM. "

M.Bougrain-Dubourg est soucieux de la biodiversité et de la souffrance animale ? Mais les animaux souffrent quand ils mangent des OGM ! Et quand ils ont le choix ils refusent d’en manger !

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, Madame, en mes sentiments les meilleurs.
Michelle Millot

Réponse de : Catherine Taks

Bonjour Michelle,

Merci de votre réaction. Comme ma question vous l’a laissé deviner j’aurais aimé avoir une réponse plus précise – ou engagée - au sujet des OGM, mais ce sont hélas les aléas de l’interview, on n’obtient pas forcément ce que l’on aimerait entendre. Je suis donc heureuse que votre lettre apporte à nos lecteurs ces informations essentielles.

Si nous laissons la parole à des personnes d’horizons différents nous ne sommes pas pour autant toujours d’accord avec ce qu’elles disent, chacun a sa propre vérité et celle-ci n’est pas forcément la vôtre, la nôtre ou la mienne. Dans le prochain numéro j’aborderai dans un article un autre point sur lequel monsieur Bougrain-Dubourg et moi ne sommes pas vraiment d’accord, à savoir l’utilisation de la puce pour l’identification des équidés.

Bien cordialement.
Catherine Taks
membre de la rédaction du magazine Planète du Cheval au Naturel

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