Avancer en harmonie avec la nature

Jeudi 16 Août 2018

Courrier des Lecteurs

De : Marjorie Rodriguez

Bonjour magazine,

Je souhaiterais réagir à l’article " pieds-nus ou pas pieds-nus " du numéro d’août.

Pour moi, cette pétition n’a rien à voir avec une guerre de clans. Elle est une manifestation qui se veut plus active pour qu’enfin, des gens qui n’ont pas conscience des souffrances qu’ils infligent malgré eux aux chevaux, réalisent le réel impact de leur gestion et de leur approche. Je dis bien " malgré eux ", car nous tous, cavaliers, propriétaires, professionnels entourant le monde équestre, sommes tous victimes d’une seule et même chose : le poids de la tradition. Auquel s’ajoute le business et l’ économie qui découlent de ce secteur et de l’exploitation des chevaux.

C’est bien pour cela que j’ai moi-même signé cette pétition et je considère que, comme " cette personne " qui l’a lancé, les maréchaux-ferrants font partie et en première ligne, de ces victimes. Les discussions que nous avons sur le sujet de la formation des maréchaux-ferrants sont quasiment, mot pour mot, les mêmes que celle de votre interview ! A savoir, qu’il serait effectivement plus constructif d’intégrer les notions de parage pieds-nus à la formation, dans " un premier temps ", pour proposer cette alternative aux clients. Et ainsi éviter la mort d’une profession.

Et là, où effectivement, nous ne sommes pas d’accord (mais là, je parle en mon nom), c’est que j’emploie bien le terme " dans un premier temps ". Car après analyse, observation et réflexion, des études scientifiques et des expériences de terrain, il me paraît clair que le ferrage doit disparaître.
Je respecte beaucoup les efforts employés par M. Hernanz qui tendent à une diminution des contraintes du fer sur le mécanisme du pied, au maximum. Cependant, je reste pour l’instant convaincue que sur du long terme, les effets néfastes de la ferrure sont trop nombreux. Pour ne citer qu’un exemple, les forces subies par les impacts au sol et leurs répercussions dans les membres et donc dans l’organisme.

Car ma quête personnelle est que mes chevaux aient une vie saine et ce le plus longtemps possible. Une vie quasi comparable à un cheval tel que la nature lui a donné. Ce devrait être ça, l’idéal de chaque personne côtoyant ou ayant la responsabilité d’un individu, quel qu’il soit, non ? Et je suis désolée, mais en 20 ans d’expérience personne ne m’a prouvée que le ferrage était capable de ça. Bien au contraire.

Mais ce n’est pas pour autant que je préconise la " mort " d’une profession. Car derrière ça, nous parlons d’humains. Je pense qu’une reconversion, qu’une bifurcation de cette profession s’imposera. Car nous n’aurons plus besoin de maréchaux-ferrants, certes, mais nous aurons toujours besoin, moi y comprise, de professionnels du sabot qui sauront se décarcasser, comme le fait M. Hernanz, pour nous trouver des solutions. Et je suis bien d’accord avec lui : Il faut que les instances se dépêchent ! Car une vague d’escrocs et de charlatans ne va pas tarder à déferler face à la demande grandissante.

Malheureusement le ferrage n’est qu’un paramètre du problème. Il faut que les gens prennent conscience que face à l’individu cheval, une démarche plus holistique s’impose… Pour leur bien. Et ce n’est pas être intégriste ou extrémiste, lorsque l’on parle de santé, de bien-être et de respect d’une espèce animale. Il faut vouloir le mieux. Nous leur devons.

Effectivement, c’est un combat. Mais pas contre les maréchaux-ferrants. Pour les chevaux.

Merci de m’avoir lue.
Marjorie Rodriguez (65)

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De : Philippe Henry (réponses : 1)

Monsieur,

Je reste sidéré par votre dernier numéro. Vous qui nous aviez habitué à une certaine exigence journalistique, et un sérieux de l’écriture, je tombe de haut !

Comment avez-vous pu passer l’interview de monsieur Bravard ? Non seulement la suffisance transpire de chacun de ses propos (" moi j’ai tout compris, les autres n’ont rien compris " : mais ça, c’est somme toute son problème), mais tout ce qu’il raconte en terme de références historiques - est faux et archi faux (le mors dans la bouche pendant plusieurs années, le débourrage à 8 ans, les chevaux qui sont bien à partir de 20 ans, la rupture du milieu du XIXe siècle, etc.) : tout est faux !

Manifestement, monsieur Bravard ne connaît rien mais alors rien du tout – à l’histoire de l’équitation. A tel point, que cela en est d’ailleurs risible !
Sans même évoquer les photos accompagnant l’article qui ne montrent que des chevaux creux et enfermés, je reste sidéré que vous ayez pu publier un article qui, au final, n’apporte rien (même pas un point de vue différent, intéressant, etc.), si ce n’est un peu de pub pour ce monsieur.

De plus, votre examen du colloque du Cadre noir est atterrant ! Bien sûr, le Cadre noir et l’ENE sont un monde à part, où il faudrait sans doute changer beaucoup de chose, la vie des chevaux pourrait y être différente, etc. Mais ce n’est pas parce que les chevaux vivent encore en boxes que certains écuyers ne sont pas au courant (et conscients) des nouvelles recherches en terme de pieds nus, paddock, etc. Mais il faut aussi comprendre leurs missions, les impératifs qui leur lient (plus ou moins) les mains, etc. Il parait un peu facile de dénigrer l’ENE par un revers de main, uniquement parce que cela n’est pas conforme à ses propres idées (même si ces idées sont au demeurant excellentes).

Avant de condamner (car c’est vraiment l’impression que donne votre article), il faut comprendre ! Enfin, comment pouvez-vous résumer ce colloque par l’aperçu que vous publiez ? Pour y avoir assisté, il fut plutôt une ouverture très constructive sur un phénomène équestre finalement fort peu connu mais très classique, la flexion de mâchoire. Je trouve que votre compte rendu dénigre un tel colloque qui s’il n’apporte pas toutes les réponses, loin s’en faut a tout de même eut le mérite d’exister et de soulever le " problème ".

Jusqu’ alors vos articles étaient (ou semblaient ?) sérieux, critiques, exigeants, j’espère qu’ils le redeviendront.

Cordialement
Philippe Henry

Réponse de : Mike Paulin

Monsieur,

En tant qu’éditeur de Planète du Cheval au Naturel, mon but est de faire partager à nos lecteurs les différents points de vue et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de publier l’interview de l'"équitologue" Michel Bravard ainsi que d’autres sujets sur lesquels je ne trouve pas qu’il me faille nécessairement être d’accord pour les présenter.

Dans notre société actuelle, parmi les droits qui nous restent, celui auquel je suis le plus attaché est celui de la liberté d’expression et de la presse.

Cordialement
Mike Paulin
directeur de la publication du magazine Planète du Cheval au Naturel

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De : Lolah Philippe-François Jacob

Hon dah (souhait Apache) , Mike & Barbara ,

Dégoûté par la compromission complice et désengagée des revues "équestres" courantes et commerciales j'ai, ayant réalisé que leur souci, loin d'un journalisme honnête et indépendant de toute ligne éditoriale était de "con-venir" plus que d'informer, choisi de boycotter en masse depuis 5 ans leur daube banalisante couchée sur papier glacé.

Devant le scandale criant non dénoncé des milieux du cheval, j'ai écarté de notre action ceux qui médiatiquement ne s'étaient pas clairement et fermement engagés... et il n'en est resté... aucun, même si en 2002, Western magazine avait (un peu) pris le risque de changer (un peu) son style pour parler (gentiment) de protection animale entre autres par notre biais...

Pénétrant au cours de mes recherches chaque fois un peu plus dans le monde glauque de l'exploitation équine française officielle et officieuse, je pense en effet avoir été ces dernières années un des rares à vouloir mesurer l'écart entre la réalité et l'information, entre le mythe et la réalité du cheval. En effet, les dessous du monde du cheval, s'ils sont supposés par de nombreux, sont inimaginables d'indifférence, de vénalité et parfois de cruauté, et constituent l'une des pires formes de maltraitance que l'homme ait pu faire subir à d'autres êtres: l'ignorance, source de tous les génocides.

Quant aux milieux de la protection animale, trop étriqués dans une sensiblerie souvent incompétente, ou dans un formatage peu éducatif et ouvert, ils sont encore trop souvent source de critique et d'indignation, mais rarement de solutions ou d'actions à tendre vers le futur. Et peu s'intéressent au (gros) sujet du cheval... Alors as by the past, i've taken cover...

Heureusement, malgré cette colère indienne dont je connais désormais mieux l'origine mêlée depuis quelques années, je partage ma vie avec une femme blanche à 100 % qui, en douce, a été s'acheter le trimestriel de PCN d'A.S.O. 2007.

Ce soir, en son absence, je lui ai piqué, et au contraire de ce que j'ai ressenti il y a 6 ans... l'engagement lu dans PCN semble être présent, timide, mais à venir, franc et réel, encore entre les pages, mais émergent... Encore quelques efforts, quelques exactitudes dans l'origine des articles, et il ne me sera plus possible de dire de façon désabusée "le paradoxe de la vraie Histoire c'est qu'elle est toujours narrée (révisée ?) par ceux qui ne l'ont pas vécue car sont encore en vie pour le dire..."

Il semble désormais qu'il est possible de s'engager un peu plus en protection de la vie dans les revues traitant de chevaux sans pour autant s'acquitter de la rançon de perdre un lectorat précieux... ou, ... alors que ce lectorat a enfin accepté d'affronter la réalité, et d'en redemander encore si nécessaire... ou alors que la vraie démarche c'est de lui imposer la réalité sans lui demander son avis ignorant... et hop ça devient de l'éducation, plus du business de blanc bec... Ne rien dire c'eût effectivement été prendre part... (mais diminuer la réalité pour la rendre acceptable, n'est ce pas similaire...)

Ces dernières années, j'ai tenté de construire dans des directions jamais tentées en protection animale "moderne”. Ça fait rigoler (moi aussi et à plus d'un titre) les Lakotas pour qui en 2005 notre évolution mollassonne de 150 ans en protection du cheval n'a nécessité que 3 conseils tribaux pour décider de joindre massivement protection de la vie et solutions humaines sociales, à l'encontre d'un gouvernement prédateur massacreur de mustangs...

Mais pas grave, même si j'ai perdu ces 2 dernières années à être le porte parole en protection animale du seul groupe politique français qui plaidait lors de ces 6 dernières élections pour l'animal, même si on se fait encore et toujours jeter de partout pour avoir dit la vérité, même si ces 6 dernières années ont été peuplées de chances, de menaces, de coups réussis et surtout d'échecs, de rencontres et d'incompréhensions, même si nous nous enlisons depuis 2 ans dans la construction d'un "Inapi" pour chevaux au naturel, même si on a perdu des montagnes de pognon, il reste comme ce soir le souvenir proche du chant des jeunes et des vieux qui d'une colline à l'autre entre chevaux s'appellent chaque soir depuis la colline de la réserve de la M.A.S. du Loup d'Ultimathera.

Dommage que vous n'ayez pas pu venir à la teuf' du 7-7-7 d'Ultimathera... C'était l'un de ces rares soirs où notre tribu encore trop vide d'humains engagés mêlée de chevaux oubliés et d'autres êtres un peu identiques ont scellé une soirée d'été pleine d'humour...

Mais bon Mike, Alllllllain Bougrain Dubourg, c' était génial, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a fait beaucoup pour les animaux (et les valeurs des hommes...), mais assez peu en réalité pour les chevaux (relativement... le coup du Grev, c'est à se tordre...! ). D'un autre coté, c'est une putain de figure en matière d'engagement pro animalier, et vu la censure dont il a été victime, de le retrouver enfin dans une revue pour chevaux consacre à mes yeux enfin celle-ci... Alors merci pour cela... et d'ailleurs pour le reste car après avoir lu PCN, je lui souhaite longue vie et bien plus de C... éditorales au C...
Pourquoi ? parce même les "pires" des chevaux le valent bien... et qu'il reste des humains qui le valent bien aussi...

Croyez, Mr, Mme, Trucmuche en l'expression de nos sentiments dévoués à la protection de la Vie et de la justice, et à ceux qui les servent sincèrement,
Lolah Philippe-François Jacob L.L.H.S.
Ultima Thera for Horses and others...

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De : Patrice Franchet d'Espèrey (réponses : 3)

A l'attention de Mike Paulin

Cher Monsieur,

je termine la lecture de votre compte-rendu du colloque que j'ai organisé le 16 juin dernier.
Avec le sujet traité j'ai le pris le risque de ne pas être compris ; l'objectif était d'explorer d'une manière la plus scientifique possible un phénomène que nous ne connaissons que par la manière dont les écuyers en ont rendu compte c'est-à-dire par l'expression écrite de leur ressenti. Ce phénomène ne peut donc pas être appréhendé par ceux qui ne l'ont jamais ressenti à cheval ; cela est d'autant plus difficile qu'il est nécessaire de subir une véritable éducation par un maître ayant lui-même reçu cette transmission. Aujourd'hui tout le monde parle de tout et de n'importe quoi avec la vanité que donne l'ignorance.

Mon objectif est de sortir des querelles d'écoles qui nous empoisonnent depuis des dizaines d'années et qui en définitive ne sont que le reflet d'enjeux commerciaux personnels.

Je suis de ceux qui cherchent et par conséquent ouvert au dialogue. Je vous propose de nous rencontrer et je vous invite à Saumur pour un dialogue à trois entre nous et mon cheval.

En attendant le plaisir de vous rencontrer, je vous prie de croire, Cher Monsieur, en mes sentiments les plus cordiaux.

Patrice Franchet d'Espèrey
Ecuyer du Cadre noir, responsable du Centre de documentation de l’ENE

Réponse de : Mike Paulin

Cher Monsieur,

Merci de votre courriel.

Le magazine Planète du Cheval au Naturel essaie d’apporter aux cavaliers et/ou propriétaires de chevaux non seulement des connaissances qui pourront leur être utiles mais aussi de les pousser à une certaine réflexion plutôt que de leur imposer des idées, l’ignorance trouvant souvent son terrain de prédilection dans une forme de tradition mal comprise et trop vite acceptée. C’est pourquoi les sujets présentés ont parfois un aspect des plus extrêmes. Tout comme vous, nous aimons faire passer le vécu et l’expérience à l’analyse du point de vue scientifique, ce qui permet de remettre en question certaines habitudes trop facilement considérées comme norme ‘juste’. Vous avez sans aucun doute remarqué que la préoccupation de notre revue est de placer le bien-être du cheval au premier plan et de faire évoluer la relation homme-cheval.

Je vous remercie de votre invitation à un dialogue à trois, mais dans ce contexte du ‘vécu’ je préférerais profiter de l’occasion pour proposer nos services à l’ ENE de Saumur dans le cadre de notre programme PCN Partners, formation à laquelle participent de nombreux professionnels et scientifiques, dont vous trouverez le concept et ses grandes lignes dans l’ordre, à la page 65 de notre magazine.
Si une telle collaboration vous intéresse, nous pourrions planifier et établir un programme sur mesure, adapté à vos besoins et à ceux des chevaux de Saumur, élaborer pour vous un devis et un projet de contrat que nous pourrions finaliser par la suite en détail lors d’une rencontre à Saumur.

Cordialement,
Mike Paulin, directeur
Planète du Cheval au Naturel
Programme PCN Partners

Réponse de : Patrice Franchet d'Espèrey

Cher Monsieur,

je pense que nous vivons sur la même planète. Votre ambition a toujours été celle des grands écuyers et je vous renvoie au livre que j'ai publié chez Caracole : "Vallerine, le testament d'un écuyer" qui n'est qu'un des nombreux exemples posible. Je publie à le fin de l'année un autre livre chez Odile Jacob : "La main du maître".

Une simple apartée : votre interview d'un professeur de bonnes manières montre un cavalier les coudes écartés (cela n'est accepté ni à table ni à cheval !) et des chevaux dans des postures complètement enfermés ; or, La tradition française exclu toute posture forcée... je livre cela à votre méditation éthologique.

Je ne peux donner suite à votre proposition commerciale de partenariat car cela ne relève pas de mes resposabilités au sein de l'Ecole nationale d'Equitation. Je ne peux que vous proposer de me rendr visite et d'échanger à bâton rompu sur tous les sujets qui vous sembleront utiles et toujours dans un dialogue à trois car, en équitation seul le cheval est une preuve de ce que l'on avance.

En attendant le plaisir de vous rencontrer, je vous envoie un compte-rendu de notre dernier colloque qui vous montrera la diversité d'appréciation qu'il a provoqué. Mais tout dépend du niveau de pratique de chacun...

Je vous prie de croire, cher Monsieur, en mes sentiments les meilleurs.
Patrice Franchet d'Espèrey

Réponse de : Mike Paulin

Cher monsieur,

Tout comme vous j’ai parfois l’impression de ne pas être compris. S’il ne fallait laisser la parole qu’aux gens qui se tiennent bien à table beaucoup d’aspects de la vie nous resteraient inconnus et nous aurions du mal à nous forger une opinion valable de la réalité.

Si l’ambition des écuyers a toujours été le respect de la nature du cheval ET de donner à celui-ci la possibilité de s’exprimer et de se développer en lui permettant les contacts sociaux avec ses congénères alors je dois avouer ma grande ignorance.

Dans la relation homme-cheval, s’il doit y avoir un maître et un enseignant c’est bien le cheval. Il n’est pas pour moi ‘une preuve’ mais tout simplement un être vivant et de mouvement qui n’a pas mérité qu’on l’emprisonne, ni qu’on le ‘soumette’ au nom d’une quelconque tradition. Une horreur si l’on considère le point de vue du cheval, victime des ambitions humaines qui ne tiennent aucun compte de son identité équine.

Enfin, merci de m’avoir transmis votre point de vue. La diversité des réactions est une richesse de connaissances sur la nature humaine et je suis, en tant qu’éditeur d’un magazine, partisan de la liberté d’expression. Au lecteur de réfléchir et de juger.

Toutes mes excuses pour vous avoir ennuyé avec mes propositions touchant à une réorganisation du mode de vie de vos chevaux, susceptible d’améliorer leur bien-être et d’apporter du renouveau aux cadres de Saumur. Je pensais que vous étiez la personne indiquée pour cela; je vais prendre contact avec un responsable de l’ENE plus à même d’être intéressé et qui sait, peut-être aurons nous l’occasion de nous rencontrer un jour.

Je vous prie de croire à l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.
Mike Paulin

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