Courrier des Lecteurs
De : Brigitte
Bonjour,
Merci pour votre magazine qui, outre nombre de choses intéressantes, a le grand mérite d'apporter un autre point de vue sur les chevaux et leurs relations avec nous autres, humains.
Je vous écris au sujet du court article de Madame Ariane Fornia "Cheval, notre double mythique" qui amène la notion du mythe "cheval et femme". Naturellement cette notion n'est pas nouvelle. Elle a été longuement développée par Madame Linda Kohanov dans son magnifique, très riche et très intéressant livre "Le Tao du cheval", abondamment référencé.
Cependant, à mon avis, et pour ne pas basculer dans la polarisation stérile du vieil antagonisme homme-femme, il serait plus opportun de parler du mythe "cheval et féminin".
Chaque être humain porte en lui une double polarité, masculine-féminine. Ce n'est que dans la mesure où ces deux polarités sont reconnues, acceptées, intégrées que l'on peut parler d'Etre Humain. (Par parenthèses, le livre de Paule Salomon "La femme solaire", même s'il ne parle pas de la relation femme-cheval, propose le postulat nouveau, afin de dépasser les vieilles rivalités de sexes, d'intégrer - par chaque humain qu'il soit homme ou femme, le féminin qui est plutôt une façon d'être au monde, une façon non pas nouvelle mais occultée, oubliée, brimée.)
Au vu de ce qui se passe aujourd'hui dans le monde, de l'ampleur des dégâts qu'a occasionné à la planète une conception quasi exclusivement masculine de la vie et de son fonctionnement, il apparaît bien nécessaire et urgemment indispensable que la polarité féminine - avec toutes ses qualités et compétences - soit réhabilitée sur une échelle la plus large possible.
Et comme Mesdames Fornia et Kohanov, je suis persuadée que les chevaux sont d'accord, obligeamment, de collaborer avec nous et nous aider dans cette tâche afin que nous puissions créer - ensemble - une nouvelle humanité.
Mon mari - un homme pourtant! mais qui a intégré la part féminine en lui - travaille avec des personnes et des chevaux et a déjà pu aider nombre de participants à ses ateliers ou thérapies. Merci pour votre lecture.
Je vous présente mes amicales salutations et meilleurs voeux de bonne continuation.
Brigitte
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De : Claire Vandenbulcke
Bonjour,
Je vous ai commandé une selle sans arçon il y a maintenant 4 mois et je tenais à vous faire part de ma « Barefoot expérience ».
Je suis BEES1° j’enseigne depuis 10 ans et je suis également cavalière et pratique l’endurance en compétition. Depuis 2 ans environ, je me suis rendue compte de l’inutilité des mors, des fers et de l’arçon et des dommages qu’ils entraînent.
Je montais en course avec une selle signée du sellier leader actuel en endurance : très belle, très légère, très bien finie, très confortable pour le cavalier mais absolument déplorable du point de vue de la répartition de la pression sur le dos du cheval. Quelques mois après l’avoir reçue, je la renvoyais à l’atelier pour modifier les matelassures et 3 mois après, toujours insatisfaite, je la revendais.
Un éleveur m’ayant confié une pur sang arabe en avril 2008, je me retrouvais de nouveau à la recherche de la selle idéale. J’ai commencé à la monter avec ma selle de dressage en cuir… qui ne posait pas bien sur son dos au niveau des dernières dorsales. J’ai donc essayé ma selle C.S.O…. qui avançait sur l’encolure dans les descentes. J’ai essayé une selle dressage en synthétique… qui gênait le mouvement des épaules ! Je ne voulais alors pas de selle sans arçon car sur les anciens modèles, rien n’était fait pour dégager le dessus des apophyses épineuses.
Lorsque j’ai lu que Barefoot lançait le V.P.S., j’ai tout de suite commandé une Cherokee et là : tout est simplement parfait. La jument est comme libre quant à moi, je suis juste à la bonne place sur son dos dans un confort total et la selle ne bouge pas quelles que soient les circonstances. Imaginez le plaisir au bout de 90 km de course de ne sentir aucune fatigue en tant que cavalier et de pouvoir étriller le dos de ma belle sans retenue en la voyant retrousser la lèvre de plaisir !
J’ai aussi fait monter plusieurs de mes amis avec cette selle sur leurs chevaux et quelle transformation ! Ils sont à leur place, leurs chevaux bougent sous eux comme jamais et ils sont tellement plus zen…
Pour ma part, je monte maintenant avec bonheur tous les chevaux sans mors dès le débourrage et je me rends compte que l’on obtient des chevaux beaucoup plus en équilibre, plus calmes, plus ronds, auxquels on peut demander tout le travail de dressage classique très facilement, en instaurant avec eux un « dialogue » plus intelligent. Fini aussi les chevaux qui chauffent en extérieur.
Quant aux fers, on ne s’en sert plus, à nous les balades et les randos pieds nus sur le calcaire lorrain. Il n’y a qu’en course que je n’arrive pas à m’en passer : longue distance + vitesse moyenne élevée + impossibilité de choisir la qualité du terrain me contraignent à ferrer une semaine avant l’épreuve et à déferrer le soir même de la course (ce qui représente une semaine de ferrure tous les 2 mois environ). Le concept pieds nus est-il compatible avec la compétition endurance haut niveau telle qu’elle est pratiquée en Europe ? Affaire à suivre.
Claire Vandenbulcke
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De : Kate Rogers
Je viens de lire votre magazine pour la première fois et son objectif m'a fait verser des larmes de joie et de bonheur.
C'est bien, continuez sur cette voie tellement nécessaire dans ce monde du cheval.
Kate Rogers
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De : Thierry
Je tiens à vous informer que j'ai du annuler un voyage cet été avec mon cheval car dans la bergerie ou je devais le mettre en pension, il était nécessaire de faire le test de Coggins.
Lorsque j'ai appelé le vétérinaire pour réaliser ce test, il m'a d'abord demandé la date des vaccins de mon cheval pour ensuite me demander si mon cheval était pucé.
Malgré le fait que je trouve ses questions étranges, je lui ai précisé que mon cheval était vacciné sans préciser pour quelle maladie et qu'il n'était pas pucé.
Le vétérinaire m'a alors dit que j'étais dans l'obligation de faire pucer mon cheval sinon il ne pourrait pas faire le test.
J'ai donc refusé de pratiquer ce test et j'ai donc du renoncer à ce voyage.
J'ai précisé à ce vétérinaire que je ne pucerai pas mon cheval par conviction personnelle. J'ai alors eu en échange une réaction très hostile de ce vétérinaire.
Je trouve étrange d'être considéré comme un extrémiste dans un pays laïque ou le fondement de notre système pénal est basé sur le respect de l'intégrité physique. Je sais que le cheval est considéré comme un meuble mais je reste tout de même interrogatif.
Bien sûr je n'ai pas parlé à ce vétérinaire qui a visiblement la science infuse des études sur le cancer lié à la puce, du risque de migration et d'infection et de l'inutilité de la puce contre le vol.
D'ailleurs j'ai constaté que les vétérinaires ne savent pas comment une puce RFI fonctionne et qu'ils sont convaincus que ce transpondeur reste inerte ce qui est physiquement impossible.
Visiblement, nous sommes dans un monde ou l'on demande aux citoyens de prouver le danger d'un objet et non aux laboratoires de prouver sa non dangerosité.
Thierry
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