Bonjour,
Je suis la personne qui vous a suggéré l’article concernant l’équitation sans mors en tenant compte des travaux de Strasser/Cook.
Je souhaite vous remercier d’avoir publié les deux photos de mon cheval, j’étais très fière que ma belle soit dans votre beau journal. J’ai acheté ce cheval il y a plusieurs années, réalisant ainsi un rêve d’enfance. Le problème par contre, était que je n’avais pas pratiqué l’équitation pendant plus de 25 ans et que ma jument n’avait pas été montée depuis plusieurs mois.
Bien sûr j’ai commencé par une équitation classique : à peine de nouveau aux trois allures, j’ai mis sur ma pauvre jument une double bride, une martingale, cravache et éperons – sur les conseils de mon moniteur privé ex-écuyer du cadre noir de Saumur. Il en est résulté désespoir et combat. Ma jument tenait à peine sur un cercle, moi par contre je tenais 500 kg dans chaque main. Ses douleurs et les miennes étaient sans fin. J’ai même décidé de tout arrêter, de vendre ma jument et d’enterrer pour toujours mon rêve d’enfance.
Alors je suis tombée par hasard sur votre journal. Un beau jour, alors que l’annonce pour la vente était déjà rédigée, j’ai découvert votre journal dans ma petite librairie miteuse, au fond du magasin entre les journaux sur les chiens et les chats. Sur la couverture une belle femme sur un cheval noir magnifique et sans mors. Je n’oublierai jamais leur regard : fier et en même temps ils semblaient invincibles. En lisant l’article, j’ai compris qu’il y avait une autre solution et je l’ai essayée.
En bref, grâce à votre article qui est tombé au plus juste moment de ma vie, j’ai découvert une autre approche de mon cheval – probablement la seule. J’ai d’ailleurs viré mon moniteur qui a piqué une crise de rire en voyant ma jument avec un filet sans mors. Aujourd’hui je travaille avec un dresseur de chevaux pour le spectacle et ma jument est au pas espagnol, piaffer et passage.
Je vous raconte tout ça pour vous dire sue j’espère de tout mon cœur que l’article de Cook/Strasser sauvera d’autres chevaux et en même temps leurs propriétaires ignorants.
Aujourd’hui mon mari, suivant une formation de sellier, fabrique les filets sans mors, lui aussi persuadé qu’il n’y a qu’un seul chemin à emprunter afin de gagner la confiance inconditionnelle d’un cheval.
Anouchka Barz