Avancer en harmonie avec la nature

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Jeudi 2 Septembre 2010
Planète du Cheval au Naturel Magazine n°18

La science à tout crin !

par Pierre Enoff

La sainte église du monde équestre

Le monde équestre ne serait-il rien d'autre qu'une religion avec son église, ses prêtres, ses croyances, ses sacrifices rituels ? Le sacrifié, nous l'identifions sans problème. C'est le cheval qui fait les frais des diverses croyances. Quelquefois un cavalier paye les conséquences d'une relation tendue avec sa monture mais trop peu essayent de comprendre pourquoi. Comment se situer dans cette jungle où chacun ramène sa science ?
Observons à quel point il est difficile de mettre fin à des croyances. Dans le monde du cheval elles sont nombreuses et se cachent derrière un cautionnement simili scientifique, ce qui les rend difficilement détectables. Le véritable savoir scientifique est rendu inaudible par une résistance farouche des institutionnels au changement d'approche du cheval, un de nos compagnons de voyage sur cette planète. La connaissance scientifique guide notre rédaction. Notre discours insolent mais argumenté remet en cause les choses établies.
Comment, dans son analyse, ne pas être perturbé quand on lit tout et son contraire ? Comment se faire une opinion quand les propositions de solutions miracles sont si nombreuses et si séduisantes ?
Tel ostéopathe promet un notable recul du mal de dos de votre cheval, mais comme il est toujours ferré, la tendinite reviendra dès que vous aurez fait le chèque.
Tel vétérinaire préconise un fer orthopédique alors que le fer n'est pas une solution mais un problème à l'envers comme à l'endroit.
Tel vendeur de granulés vous propose un dosage parfait pour votre poulain alors que le granulé n'a rien de parfait mais est sournoisement destructeur.
La liste est longue. Elle est tenue par des motifs commerciaux.
De notre côté, quelle prétention avons-nous de vouloir absolument porter la connaissance scientifique et de chercher à la vulgariser ? Nous le faisons en toute conscience et tant mieux si nous sommes qualifiés de trouble-fête.
La fête est si triste qu'il devient salutaire de la troubler...

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