DIAMINO ou la maïeutique équine
Gamine, j'étais une petite fille comme tant d'autres dont les yeux pétillent à la moindre évocation du mot cheval, rêvant de galops effrénés en liberté comme dans « L'étalon noir » et tapissant ma chambre de posters du sol au plafond. A 4 ans je prenais mes premiers cours de poney et pendant dix ans mes fesses ont consciencieusement usé les selles de clubs dans la monotonie d'une réalité bien différente de mon idéal. En effet, l'heure de cheval que j'attendais impatiemment chaque semaine se révélait être juste une heure de monte où le contact avec le cheval était restreint à son minimum.
Je me suis donc progressivement dirigée vers des petits clubs de campagne où l'on pouvait brosser et préparer son cheval, le faire brouter et lui offrir quelques plaisirs... Bien sûr la monte était un plaisir mais elle ressemblait trop souvent à de la lutte. C'est donc après plusieurs années de frustrations (auréolées de rares moments de plaisir il faut bien l'avouer) que je finis par décider de quitter les clubs.
La relation que je souhaite entretenir avec « la plus noble conquête de l'homme » doit contenir un échange, une écoute et surtout, un plaisir que je n'y trouve pas...
photos © Emilie Teyssedre





