Avancer en harmonie avec la nature

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Jeudi 2 Septembre 2010
Planète du Cheval au Naturel Magazine n°16

Réponses trouvées le long de la piste équine des Andes

par Randall Ray Arms

Huit à dix mille ans après que les équidés aient mystérieusement disparu des Amériques, la conquête espagnole du Nouveau Monde a réintroduit l'espèce équine dans l'hémisphère occidental. Pendant près de trois quarts de siècle, les Espagnols ont exporté des chevaux de guerre et d'élevage en Amérique.

On remarque cependant en 1523, une baisse très nette du nombre de chevaux quittant l'Espagne pour les Amériques, en raison d'un embargo coûteux qui a été dicté par le Roi Charles. Après 1541, il n'y aura plus qu'un nombre minimal d'expéditions. La période décisive a donc duré moins de 50 ans.

Comme la plupart de ces traversées se faisaient à partir des ports du sud de l'Espagne, on a conclu de façon erronée que les races de chevaux américaines descendaient d'ancêtres andalous. On ne peut blâmer les historiens pour cette conclusion souvent réitérée, étant donné qu'à cette époque c'était l'origine géographique plutôt que le type qui déterminait l'identité d'un cheval. Ainsi, les chevaux expédiés d'Andalousie étaient « Andalous », quelles que soient leurs origines.

Malgré la fierté des éleveurs de chevaux des Amériques, qui revendiquent un lien ancestral établi de leurs chevaux avec la prestigieuse, bien que bichonnée, race andalouse, il y a de bonnes raisons de penser que les chevaux venus d'Espagne étaient d'origines beaucoup plus diverses. Si nous analysons les allures, les caractéristiques physiques et la vigueur extrême des chevaux, tout au long de leur parcours historique depuis Hispañola jusqu'au sud des Andes, les arguments les plus forts penchent en faveur de l'influence des chevaux de type ibérique porteurs de nombreux gènes originaires beaucoup plus au Nord des Pyrénées ...