Avancer en harmonie avec la nature

English
Mardi 7 Février 2012
Planète du Cheval au Naturel Magazine n°13

Avec application…

On achève bien les chevaux !

par Pierre Enoff

Djouad, un poulain de 18 mois qui n'a pas supporté le « dosage » du vétérinaire d'une écurie de course.Djouad, un poulain de 18 mois qui n'a pas supporté le « dosage » du vétérinaire d'une écurie de course.

Le cheval est adulte à 7 ans.
Un cheval de 5 ans est en moyenne en fin de carrière dans le milieu des courses (s'il a survécu au traitement de choc). La moyenne de vie d'un cheval de loisirs en France est statistiquement fixé à 8,7 ans et cela ne choque ni n'alerte personne. Je me suis souvent demandé comment une espèce adulte à 7 ans peut-elle n'avoir que 2 ans d'espérance de vie adulte. L'action de l'homme est bien l'unique cause de cette aberration.

Ouvrir la cage aux oiseaux... Vaste programme, surtout quand les références institutionnelles - haras nationaux, grandes écuries, écoles vétérinaires, monde des courses et de la compétition - continuent inlassablement, grâce à de puissants moyens économiques et de communication, à déverser des aberrations incroyables.
La remise en cause demande un minimum d'esprit d'ouverture et au moins une bonne dose de respect qui semble bien manquer dans « le monde équestre institutionnel ». Que ceux qui s'appliquent à véritablement considérer le cheval comme étant un individu excusent cette généralité : nous, les hommes, sommes peu élégants, peu généreux vis-à-vis de cette espèce qui nous a suivis les yeux fermés dans toutes nos folies.

Aujourd'hui encore les chevaux, en silence, meurent trop jeunes. Comment ne pas considérer que la démarche de nos institutionnels, de nos représentants fédéraux, donc notre démarche, est une démarche de cyniques hypocrites dans la mesure où, pour notre plaisir, et uniquement pour notre plaisir, nous contraignons (avec les fers, les mors, les boxes, le dopage...) les individus d'une espèce que nous disons aimer...