Avancer en harmonie avec la nature

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Mercredi 7 Janvier 2009

Bachelors (suite)

Puis, ils ont commencé à explorer leurs sexes avec les naseaux en positionnant leurs corps parallèlement. Chacun son tour, deux par deux ! D'abord ils se sont reniflés sous le ventre, au niveau des testicules, toujours accompagnés de sons "primitifs" et de coups de sabots par terre. Etrangement, les coups de leurs sabots à ce moment-là n'étaient pas destinés à agresser ou à blesser l'adversaire, mais plutôt à montrer à l'autre leur statut d'étalon.

Le moment de la conciliation

Le "spectacle d'approche" a duré environ une heure, jusqu'à ce que tout le monde ait bien compris qu'ils étaient tous étalons et qu'il n'y avait rien à voir avec les saillies. Alors la recherche pour trouver de l'herbe dans et autour de la carrière est devenue plus intéressante.

Ils ont commencé à se déplacer et à manger, toujours deux par deux, en changeant de partenaire. Les menaces du corps, des oreilles et des sabots sont devenues infimes. Une communication subtile s'est établie entre eux. Puis le jeu de "qui est mon copain" et de "qui est mentalement le plus fort" s'est installé. Un regard direct ou le mouvement d'une oreille ont suffi pour se faire comprendre et si l'autre ne voulait pas, un geste agressif très subtil a mis bon ordre.

La carrière, la place de leur rencontre, et le manège couvert pour l'ombre, sont devenus pendant quelques jours leur territoire qu'ils ont commencé à marquer avec leurs crottins et leur urine. Très amusant, quand l'un d'eux faisait ses crottins, l'autre venait les sentir et faisait les siens par-dessus.

Maintenant, tout est différent. Ils broutent, ils boivent et le plus important, ils ont l'occasion de jouer un peu ensemble, ce qui est vital pour le moral d'un cheval. Ils ont trouvé deux nouveaux endroits pour déposer leurs crottins et ils se déplacent ensemble au "moment des attaques d'insectes" ou pour chercher de l'ombre dans le manège couvert.

Ils ne lèvent même plus la tête quand ils entendent passer des chevaux sur le chemin longeant leur territoire. Les approcher, les sortir du pré, les seller et les monter sont devenus les choses les plus simples au monde. Plus de "spectacle" et de cabrades ! Et plus aucun intérêt au troupeau de juments et de hongres dans le pré attenant.

Mais quand même quand on y pense, c'est un régal d'apercevoir des étalons en liberté chaque matin au lever du soleil. Et à cet instant, je me dis : "Ca a été le meilleur entraînement et la meilleure chose que j'ai faite dans ma vie pour mes chevaux !".