Vers l’équitation avec un sabot sain et efficace, qui n’a pas besoin de fer ! (suite)
Nous avons aménagé un carrefour, un endroit clé : ils doivent passer obligatoirement par ici pour atteindre la forêt, pour trouver le foin en hiver, pour aller vers la prairie. L'abreuvoir est placé au milieu d'un petit point d'eau, qu'ils doivent traverser plusieurs fois par jour afin d'étancher leur soif. J'ai aussi conçu un endroit pour les brosser où ils ont encore les pieds dans l'eau.
Bien sûr, il y a toujours un cheval qui n'aime pas marcher dans l'eau. Il va traverser les cailloux et se contenter de boire l'eau sale qui se trouve autour de l'abreuvoir. Il faut alors prendre le temps de lui apprendre. De toute façon, il a marché au moins sur le sol dur. Il faut produire des difficultés. On doit aussi tenir compte qu'un cheval sans fers marche différemment, avec prudence. Les grands cailloux sont bien pour l'équilibre du cheval, mais on peut avoir l'impression qu'il boîte. Le fait est que le cheval sans fers a des très bonnes sensations dans la sole. Il marche à tâtons pour trouver son chemin à le sol ici où les cailloux mesurent 4 centimètres de diamètre. Ceci est le plus dur.
Dans la carrière, nous avons deux autres sortes de cailloux. Sur une moitié, il y a des gravillons jusqu'à 2 centimètres de diamètre, abrasifs pour le sabot et sur l'autre, il y a des galets de rivière. Ils sont arrondis, non abrasifs, mais ils arrondisent le sabot et lui donne de la force, du stamina (de la force et de la stabilité). Quand ils travaillent, ils passent continuellement d'une qualité de pierres à une autre. De toute façon, ils sont tenus d'y faire leurs trajets tous les jours, car au milieu de la carrière se trouve un petit abri où je leur donne du foin au ras du sol. Ils peuvent s'alimenter en foin à volonté mais il n'y a pas de raccourci.
Le cheval a toujours trouvé sa nourriture à même le sol, son corps en a pris l'habitude et c'est devenu un besoin. De même pour l'eau qu'il faut présenter par terre. Utilisez les possibilités qui sont intégrées à votre espace. En été, ils vont dans les abris pour se protéger des mouches. Il faut observer les habitudes qu'ils prennent spontanément, ajouter et créer d'autres "obstacles", plus ou moins naturels, absolument incontournables.





