La légende de la femme bisonne blanche
Ce n'est peut-être pas tout à fait une légende !
Une description d'un conte d'hiver des Sioux « Brûlés » fait remonter sa naissance à il y a environ 800 ans, loin dans l'est. Mallery la situe aux environs de l'an 900 de notre ère mais Curtis montre, sans doute possible, que selon l'interprétation du conte, elle eut lieu en 1540.
Quoi qu'il en soit, cet avènement est à l'origine des rites les plus importants se rattachant aux croyances religieuses des Sioux « Lakota ». Par certains côtés, il n'est pas sans rappeler le passage du Christ parmi les hommes, venu leur enseigner comment prier Dieu puis disparaissant, les laissant responsables de leur devenir.
Or donc, « il était une fois... »
De nombreux hivers se sont écoulés depuis que cela est arrivé. Deux jeunes guerriers sioux lakota étaient partis à la chasse et se tenaient à l'affût sur une colline. Soudain, à l'instant même où le soleil se levait, ils aperçurent au loin quelque chose qui s'avançait dans leur direction en se déplaçant d'une façon étrange et merveilleuse. Alors que la chose se rapprochait d'eux, ils virent qu'il s'agissait d'une femme très belle, vêtue de peaux de daim blanches et portant sur le dos un sac à franges. L'un des hommes eut des pensées impures et en fit part à son ami; mais celui-ci lui dit de ne pas avoir de telles pensées, car c'était là sûrement une femme « wakan », une femme sacrée. Cette femme fut bientôt près d'eux; et après avoir déposé son sac, elle invita celui qui avait des intentions impures à venir près d'elle. Le jeune homme s'approcha et un vaste nuage les enveloppa tous les deux. Une fois le nuage dissipé, la femme était toujours debout et à ses pieds gisait l'homme mauvais, réduit à l'état de squelette, rongé par les vers.
La femme s'adressa alors à l'autre, à l'homme bon : « Considère ce que tu vois ! Je viens au devant de ton peuple et désire parler à ton chef, Corne Creuse Debout. Retourne auprès de lui et dis-lui de préparer une tente spacieuse dans laquelle il rassemblera tout son peuple et préparera ma venue. Je veux vous dire quelque chose de très important. »





