Le débourrage du jeune cheval (suite)
Le groupe devrait avoir suffisamment d'espace à sa disposition pour que ses membres restent actifs et en forme; et pouvoir pâturer dans des prairies contenant une grande variété de plantes, en quantité et de qualité suffisantes. Les chevaux doivent avoir un abri, de l'eau propre et être correctement protégés contre les parasites - internes et externes.
Si la sécurité est importante, l'environnement ne doit pas pour autant être trop 'stérile' : le cheval a également besoin d'activités intellectuelles, disposer quelque chose de stimulant dans sa pâture aura un effet positif sur son mental - à condition, bien sûr, que cela ne dépasse pas ses possibilités.
Un exemple courant, et très éloigné de la situation idéale, est celui de la jument que l'on garde isolée, sans structure sociale pour l'assister. Pourtant, même là, tout dépend jusqu'à un certain point de la façon dont cette jument a été élevée.
Avec un peu de chance, elle a pu grandir dans un groupe social, on peut donc espérer qu'elle a vu soit sa mère, soit des 'tantes' (soeurs de harde de sa mère, pas forcément des parentes du point de vue biologique) en train de pouliner, et a eu l'occasion d'observer un modèle de comportement maternel réussi et, au mieux, qu'elle a eu l'occasion d'être une 'baby-sitter'.
Il est certain qu'une jument ayant vécu ce genre d'expériences est plus à même de 'savoir' ce qu'elle fait, qu'une autre qui n'aura jamais vu un poulain de sa vie.
Etant donné le nombre croissant de juments, vivant dans des conditions non-naturelles, qui refusent d'accepter leur nouveau-né, il est raisonnable de suspecter que le manque de telles expériences joue un rôle crucial.





