Pensée positive et entraînement positif
Imaginez un monde dans lequel tous les chevaux se tiendraient sagement devant un maréchal ferrant ou un vétérinaire, attendraient poliment qu'on leur serve leur fourrage et leurs grains, baisseraient la tête et ouvriraient la bouche pour recevoir le mors, entreraient et sortiraient calmement des vans, et réagiraient doucement et de leur plein gré sous la selle ou en main. Une sorte de monde parfait, non ?
Maintenant, imaginez-vous un instant à la place d'un entraîneur de chevaux et réfléchissez à la façon dont vous pourriez leur enseigner tous ces comportements. Utiliseriez-vous des méthodes traditionnelles employant la force ou d'autres pressions, ou préféreriez-vous obtenir d'excellents résultats grâce à un véritable partenariat entre l'homme et l'animal, basé sur des liens forts, des interactions positives et, il faut le dire, un peu de science ? Si vous avez choisi la seconde option, vous avez fait votre premier pas vers la pensée positive et l'entraînement positif.
A première vue, la relation entre science et entraînement équin peut ne pas sembler évidente mais en réalité, quiconque entraîne convenablement des chevaux s'appuie sur la science et la psychologie, que ce soit intentionnellement ou non.
Notre travail quotidien avec nos chevaux nous a appris qu'il s'agit d'animaux cognitifs (intelligents) capables d'apprendre facilement grâce à des méthodes d'apprentissage simples, comme l'accoutumance (sorte de réflexe conditionné) ou la désensibilisation ; et nos recherches à la Fondation de Recherche équine prouvent que les chevaux sont capables d'encore plus. En fait, notre étude la plus captivante montre que les chevaux savent généraliser et sont capables de penser en termes de catégories et de concepts, au moins jusqu'à un certain degré.





