Problèmes et Perceptions (suite)
Nous en faisons l'élevage, nous les domestiquons, nous les soignons, nous les nourrissons, nous les utilisons pour notre plaisir ou pour notre travail. Nous parions sur leurs performances, et dans certains pays, nous les mangeons.
Les chevaux ont le droit de faire ce qui leur semble nécessaire pour assurer leur survie. Ils ont le droit de ne pas être d'accord avec nous.
Les chevaux ne peuvent pas choisir leur vie, ni à qui ils appartiennent. Ils ne sont pas obligés de nous aimer simplement parce que nous les aimons. Ils ne sont pas obligés de mériter leur entretien parce qu'ils ne contrôlent pas leur destinée.
Ils ne nous doivent rien simplement parce que nous les nourrissons et les gardons au chaud. Ils ne sont pas nos esclaves. Ils ont le droit à la liberté de pensée et de choix, mais bien au delà de ça, ils ont le droit de ne pas être condamnés par notre ignorance et notre ego surdimensionné.
Les chevaux sont des animaux pacifiques et non agressifs. Leur dignité brille comme une étoile. Nous sommes à même de comprendre leurs expressions de douleur et de joie, et ils partagent leur force avec nous. L'âme du cheval est l'expression même de la vie.
Et pourtant, sous tant de magnificence, ils demeurent fragiles. Si vous regardez au fond des yeux d'un cheval dont l'esprit à été brisé, c'est comme si vous regardiez au loin un paysage décimé par la guerre.





