Pur-sang arabes côté naturel
On nous annonçait une mauvaise météo pour toute la semaine ou presque, de la pluie, des nuages, de la neige. Normal, en ce début janvier 2008. Aujourd'hui dimanche, le soleil devrait se montrer, pour un jour seulement. Demain, lundi, pluie et neige dans tout le sud-est et les préalpes de Haute-Provence. Un peu risqué pour un rendez-vous en vue d'un reportage-photo, mais comme j'aime bien le risque, je suis parti pour l'éco-ferme des Ricoux à Montfroc, un bled perdu d'environ 60 habitants au bout de la vallée du Jabron, à l'ouest de Sisteron.
Je n'ai aucune idée de l'heure quand je me réveille dans le chalet où Delphine et Dominique m'ont offert de passer la nuit. Je me dis qu'il ne doit pas être si tôt que ça. J'écarte le rideau. Il fait encore nuit et quelques rayons de lumière apparaissent à l'est. Mais le ciel est bourré d'étoiles. Merci miss Météo.
Dehors, sur 60 ha, vivent des pur-sang arabes répartis en groupes, tous pieds-nus. Et quel espace idéal pour des chevaux au naturel ! Des prés spacieux où toutes sortes de plantes et de fleurs sauvages se mélangent aux herbes; des parcs en montagne, des forêts de chênes, des sources dont l'eau cristalline coule toute l'année... Et de l'autre côté de la colline, une vraie famille équine - l'étalon Talisman de Gion avec son harem - qui attend des naissances au printemps.
Ce sont des chevaux qui n'ont pas besoin d'être conditionnés pour être musclés, ils le sont naturellement. En hiver, le matin est le moment le plus dur de la journée, quand le soleil se lève, c'est là où il fait le plus froid. Pour se réchauffer les chevaux galopent, bougent, jouent ; ils finissent ensuite par se calmer et l'après-midi en général, c'est la sieste. L'heure de la sieste varie selon la saison.
Quel contraste avec les chevaux des Championnats du monde du Cheval Arabe à Paris ! Toilettés, excités par les chambrières des présentateurs et par un public frappant du pied sur les gradins métalliques, dans le grand hall 4 de présentation.
A mes côtés Delphine et Dominique Lopez, les propriétaires de la ferme m'expliquent comment ils en sont arrivés là.




