Avancer en harmonie avec la nature

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Mercredi 23 Juillet 2008
Planète du Cheval au Naturel Magazine n°11

A la recherche de la vérité sur le syndrome naviculaire

2e partie

Par Pete Ramey

Quand nous discutons de la pathologie à l'origine du syndrome naviculaire, nous devons comprendre que le véritable problème réside dans le fait que la plupart des chevaux domestiques sont incapables d'atterrir sur leurs talons en terrain souple et encore moins sur le sol rocailleux auquel la nature les a destinés. Lorsqu'un cheval est sensible sur les cailloux, la plupart des gens pensent que cela est dû à la sole, mais regardez bien comment il se déplace. Il va presque toujours raccourcir ses foulées pour atterrir en pince et s'appuyer vers l'avant. De cette façon il protège une fourchette et un coussinet digital sensibles. Le Dr Bowker a montré que si un cheval se déplaçait longtemps de cette façon les structures de son pied s'affaiblissaient elles aussi de plus en plus.

L'impact et la répétition continuelle de ce poser en pince surcharge et déchire l'attache du ligament droit du sésamoïde distal (l'attache à P3 et à l'os naviculaire). L'os naviculaire fait partie de la surface articulaire de l'articulation interphalangienne distale. Lorsque le cheval atterrit en pince, son poids retombe violemment sur l'os naviculaire au moment où les talons basculent vers le bas. Cela provoque une surcharge constante du ligament droit du sésamoïde distal. 80% de l'approvisionnement en sang de l'os naviculaire passe à travers ce ligament. Bowker impute la responsabilité de nombreux cas de modification de l'os naviculaire à la réduction de l'irrigation sanguine à travers le ligament droit du sésamoïde distal, et les ossifications sur la P3 et l'os naviculaire aux tentatives de réparation de cette attache.