Avancer en harmonie avec la nature

Jeudi 27 Janvier 2022
Planète du Cheval au Naturel Magazine n°32

Si le cheval est blessé pendant que nous l’utilisons parce que nous l’avons poussé au-delà de ses possibilités physiques et de ce que ses sens lui transmettent, la responsabilité est la nôtre.

Les Chevaux et les 22 sens

Occupons-nous d'abord de ce « sixième » sens, auquel la science a donné le nom un peu lourd de « proprioception ».

Regardez qui peut arriver sur un champ de course quand dans la dernière courbe, alors que ses articulations forcent, un jeune cheval, victime d'une fracture, doit être euthanasié. La même chose vaut pour un cheval d'endurance qui, épuisé, doit s'arrêter pour être « refroidi ». Et pour le cheval de concours hippique, l'angle extrême de l'articulation du boulet à la réception de l'obstacle peut subir des tensions allant au-delà du seuil normal de tolérance - car aucun cheval en liberté dans son paddock, ni aucun cheval sauvage dans la prairie ne sautera un tel obstacle, préférant, très raisonnablement, le contourner plutôt que de le franchir.
Et, au cas où les aficionados des courses ou des concours hippiques auraient l'impression d'être les seuls en proie aux critiques, regardez le spectacle de Mario Luraschi au Salon du Cheval de Paris en 2016, où le cheval est conditionné à « résister » au feu. Ou encore les surcharges de la partie inférieure des membres causées par le « barrel racing » ou le « sliding stop » en équitation western. Sans cavalier pour les éperonner, les chevaux dont les propriocepteurs les avertissent de dégâts imminents, s'arrêteront sagement, limitant la casse à des ligaments de contrôle étirés, comme cela arrive à l'athlète humain.
Que pouvons-nous dire maintenant de tous les autres sens, du 7e au 22e ?
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Les Chevaux et les 22 sens